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Coraline

Coraline
Un film de Henry Selick
Sorti en salles françaises le  10 juin 2009
Sorti en DVD le 10 octobre 2009
Durée : 1h40

Chronique du 11 juin 2009

Coraline, c'est donc le dernier long métrage signé Henry Selick, réalisateur de L'étrange Noël de Monsieur Jack et James et la pêche géante. Il revient ici à l'animation de marionnettes, adaptant un conte signé Neil Gaiman, et le résultat est remarquable. Petit résumé pour commencer...
La jeune Coraline et ses parents viennent d'emménager dans leur nouvelle maison, déjà habitée au rez-de-chaussée par un duo de vieilles dames assez spéciales et au second étage par un artiste de cirque pas plus classique. Mais les parents de la jeune fille sont très occupés par leur travail - ils écrivent un catalogue de jardinage tout en détestant... le jardinage, la terre, la boue, etc. - et ne prennent guère le temps de s'occuper de leur rejeton, malgré toutes ses tentatives d'attirer leur attention. Elle découvre alors un petite porte dans le salon, habituellement murée mais qui parfois l'emmène dans un autre monde, une autre maison où elle retrouve ses parents en version "mon enfant est unique, je l'adore, je fais tout pour lui". Le rêve ! Certes, ils sont un peu étranges avec leurs boutons à la place des yeux mais passons... Coraline a enfin les parents qu'elle voulait mais toute médaille a son revers...

Les premières images sont bluffantes, l'animation sans aucune faille, les marionnettes superbes, dégageant quelque chose de très fort - disons que je retrouve là une épaisseur, une texture qu'il n'y avait par exemple pas dans Les noces funèbres, rendant alors le film très beau mais assez lisse. On a beau être face à des marionnettes faites de chiffons et je ne sais quoi d'autre, on est d'office plongé dans leur monde, les personnages sont vivants, l'illusion de mouvement est impressionnante. L'univers développé est un véritable régal pour les yeux et les 1h40 passent plutôt vite.
Certes, l'histoire en elle-même est assez simple - habituel parcours intiatique d'une gamine un peu paumée dans sa vie - mais son déroulement n'est pas forcément si prévisible que ça et ne manque ni de rythme ni d'humour ou de tendresse. La petite Coraline, que beaucoup s'entêtent à appeler Caroline, est très attachante, pas du tout ni mièvre ni capricieuse sans raison, adorable gamine en manque d'attention plus que d'amour - on ne doute pas de l'attachement de ses parents, simplement trop accaparés par leur propre vie - et dotée d'un caractère bien trempé.
Notons d'ailleurs l'excellent doublage original : je retiens pour ma part Dakota Fanning qui double Coraline - elle jouait la fille de Tom Cruise dans La guerre des monde, on a pu la voir dans un épisode de Friends, etc. - et Teri Hatcher - Susan dans Desperate Housewives - qui double sa mère dans les deux mondes. Ces deux-là s'en donnent à coeur joie dans leur voix, apportant énormément aux personnages, rendus déjà très expressifs par le travail sur les marionnettes, leurs vêtements et évidemment leur animation.
Je m'interroge sinon sur le chat noir, personnage finalement très important, dont j'imagine qu'il existait dans la nouvelle de Gaiman - je ne peux m'empêcher de penser au chat noir de Vincent, premier court de Tim Burton, également présent dans L'étrange Noël de Monsieur Jack...
Quant à la musique de Bruno Coulais, si elle s'adapte bien au côté conte de l'histoire, je la trouve pour ma part peut-être un peu trop légère, ne laissant pas un énorme souvenir...

Voilà en tout cas un très bon film, coloré, prenant, dynamique, attachant, techniquement et artistiquement superbe. Coraline Jones ne connaîtra sans doute pas la même célébrité qu'un certain Jack Skellington, pourtant elle le mérite...

Morgan

Auteur: Morgan

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