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Mari Iyagi

MARI IYAGI
Un film de Lee Sung-gang

Sorti en salles françaises le 28 mai 2003
Sorti en DVD le 4 décembre 2003
Durée : 1h20

En sélection officielle du Festival International du Film d'Animation d'Annecy 2002

Chronique du 7 août 2007

C'est en 2002 lors de mon premier Festival d'animation d'Annecy que je découvre Mari Iyagi, alors en sélection officielle avant de remporter, fort justement, le Cristal du long métrage. J'étais alors sortie bouleversée de la séance.
Cinq ans plus tard, je me décide enfin à me replonger dans la vie de Nam-woo et Mari, ayant trop longtemps repoussée ce second visionage par peur d'une déception qui balaierait mes souvenirs enthousiastes. Certes, l'enthousiasme est peut-être moins intense - il est plus difficile d'être happé par un film bien assis dans son canapé à faire des arrêts quand on veut avec sa zapette que dans le noir dans une salle de ciné - mais toujours là, bien tangible.

Mari Iyagi, film coréen de Lee Sung-gang, nous emmène donc à la rencontre du jeune Nam-woo, employé d'une société lambda de Séoul. Un coup de fil plus tard, le voilà qui retrouve Jon-oh, son ami d'enfance qui doit partir loin de Séoul pour trois ans. L'occasion de faire défiler les souvenirs de leur dernier été ensemble là-bas, au bord de la mer, dans ce petit village de pêcheurs...
Ils ont une dizaine d'année, les vacances d'été vont bientôt commencer et ils passent leurs journées entre école et baignade à côté du vieux phare abandonné, rêvassant dans les hautes herbes, chahutant, commençant à découvrir les filles entre timidité et bravoure d'opérette. Bref, la vie paisible, avec ses joies simples et ses petits soucis éphémères. Chez un marchand, Nam-woo aperçoit une étrange bille qu'il ne parvient pourtant pas à retrouver. Mais cette fameuse bille ne le quittera plus et lui permettra de rencontrer la mystérieuse Mari...

Le premier mot qui vient à l'idée après avoir vu ce film, c'est douceur. Nous replongeant avec tendresse dans l'enfance tranquille de ses héros, le réalisateur parvient à instiller une bonne dose de mélancolie et de fraîcheur, ne cherchant jamais la nostalgie rance ou le pathos guimauve. Tout se joue sur les non-dits, subtilement, sans avoir besoin de mettre des paroles sur tout, parvenant à dessiner avec pudeur les relations complexes entre les personnages, leur attachement à leur entourage qu'ils ne parviennent que difficilement à montrer.
Le dessin reflète cela, rien n'ayant le contour noir habituel, tout n'étant que couleurs douces et légères. Légèreté aussi dans les mouvements, à l'image du monde de Mari, onirique et dégageant une profonde sérénité, un peu comme ce petit bout d'innocence qu'on garde tous au fond de nous, sorte de retraite où l'on peut se réfugier quand la vie de tous les jours devient trop lourde à porter. Ainsi, l'étrange animal sur lequel voyage Mari quand elle ne flotte pas librement dans les airs a comme un petit air de Totoro tout doux et protecteur. N'oublions pas la musique, aérienne, parvenant parfaitement à saisir l'ambiance du film, légère et colorée, délicate et mélancolique... Personnellement, j'ai toujours une petite boule dans la gorge dès les premières notes du générique...

Ainsi, tout comme Nam-woo retrouve une part de lui-même qu'il avait cru définitivement perdue au fil des années, Mari Iyagi nous invite à un petit voyage touchant et sensible, simple et réconfortant. Que du bonheur pendant 1h20, qu'on garde ensuite en tête pendant des semaines...

Morgan

Auteur: Morgan

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