LES MAGAZINES DE PRÉPUBLICATION JAPONAIS
LES CATÉGORIES MANGAS QUI EN DÉCOULENT - suite

Dis Maman, c'est quoi un shônen manga ?

Shônen signifie jeune garçon en japonais. De ce fait, un shônen manga est un manga qui vise un public de jeunes garçons (10-20 ans dira-t-on). Ça peut aussi bien être un manga de baston, de sport, de romance, d'humour... Le plus souvent, il montrera une sorte de parcours initiatique d'un personnage masculin auquel le jeune lecteur pourra s'identifier. C'est la catégorie de mangas certainement la plus représentée en France.

Weekly Shônen Jump

Kimagure Orange Road 1 - couverture japonaise: romance et magie, là aussi dans un shônen...

Shonen Jump américain
SHUEISHA
CÔTÉ SHÔNEN
Video girl Ai deluxe 1 - couverture japonaise: bel et bien un shônen...

Monthly Shônen Jump

I'll 12 - couverture japonaise

Chez l'éditeur Shueisha, nous avons le désormais célèbre Weekly Shônen Jump. Comme son nom l'indique, il sort chaque semaine, le mardi. C'est un gros magazine, genre bottin téléphonique, qui fait dans les 480 pages, en papier recyclé de couleur plutôt de mauvaise qualité (histoire de ne pas avoir de regret quand on le laissera dans le train après l'avoir lu ou quand on le jettera à la poubelle à la descente à sa station de métro), à la reliure collée. Il existe depuis 1968 et a connu son âge d'or voilà quelques années, allant jusqu'à se vendre à 6 millions d'exemplaires (ça ferait rêver n'importe quel éditeur)... Les chiffres ont depuis bien baissé suite à la fin d'un certain nombre de séries à succès et on arrive maintenant aux alentours de 3,5 millions d'exemplaires (en seconde position derrière le magazine de Kodansha).
Beaucoup de séries du Jump sont sorties en France: Dragon ball d'Akira Toriyama, la valeur sûre de Glénat, en est issue. Près de 8 ans après l'ultime 42ème volume, il continue à se vendre vu qu'une édition "Perfect" est en cours d'édition là-bas. Il a plus ou moins inspiré depuis bon nombre d'autres séries telles que Shaman king (Kana), Hunter x hunter (Kana), Naruto (Kana), One Piece (Glénat), Kenshin le vagabond (Glénat), Jojo's bizarre adventure (dont la 6ème saison vient de se terminer, avant le début d'une 7ème... édité par J'ai lu en France), Saint Seiya (Kana - une nouvelle série, épisode G, scénarisée par Kurumada, vient de commencer chez un autre éditeur japonais), Ken le survivant (J'ai lu), Yu-gi-oh (Kana), Yuyu Hakusho (Kana), Hikaru no go (Tonkam), Fly (J'ai lu), Black cat (Glénat), Wingman (Manga player), DNA2 (Tonkam), Bleach (Glénat), etc...
Mais il n'y a pas que de la baston dans le shônen. On trouve aussi le sport par exemple, comme la boxe avec Racaille blues (J'ai lu), le base-ball (sport roi au Japon) avec Rookies (Tonkam), le foot avec Captain Tsubasa et sa suite world youth (J'ai lu), le basket avec Slam dunk (Inoue-Kana), etc...
Et contrairement à ce que l'on pourrait croire, on trouve aussi de la romance comme nous le prouve (plus ou moins bien selon les avis de chacun) Masakazu Katsura avec son célèbre Video girl Ai ou encore I's. Deux mangas qu'il serait inexact de considérer comme des shôjo sous prétexte qu'ils ne se bastonnent pas toutes les deux pages. Le fait qu'il y ait assez souvent des vues des petites culottes ou des formes généreuses des héroïnes innocentes démontrant bien que le public visé à la base n'est pas vraiment féminin. De même, Kimagure Orange Road de Matsumoto, popularisé en France par la série rebaptisée Max et compagnie, sort du Jump.
Une des preuves de la popularité du "Weekly shônen Jump", c'est le fait qu'en novembre 2002, l'éditeur américain Viz comics (filiale américaine de Shogakukan) a sorti le premier numéro de Shonen Jump version américaine: 256 pages, sens de lecture japonais mais onomatopées traduites en anglais, pour retrouver Dragon ball, Yu-gi-oh, Yuyu Hakusho, Naruto, Shaman king, Sandland et One Piece en prépublication américaine.
De retour au Japon, toujours chez Shueisha, nous avons également le Monthly Shônen Jump, version mensuelle donc dont on connaît par exemple I'll (Tonkam) de Asada en France.



Weekly Shônen Magazine

Cyborg kurochan 1 - couverture japonaise: on peut le découvrir en France dans le Shônen collection de Pika...
KODANSHA
CÔTÉ SHÔNEN
Love hina 4 - couverture japonaise: là aussi un 100% shônen...

Monthly Shônen Magazine

Chez l'éditeur Kodansha, nous avons le Weekly Shônen Magazine né en 1959, leader dans sa catégorie avec 3,64 millions d'exemplaires, qui sort le mercredi sous la forme d'un bottin de 500 pages. Là encore, on commence à connaître quelques-unes de ses séries telles que: Les enquêtes de Kindaichi (Tonkam) - Samourai deeper Kyo (Kana) - Rave (Glénat) - Get backers (Pika) - Psychometrer Eiji (Kana) - Love hina (Pika - le mangaka Ken Akamatsu vient de commencer une nouvelle série, Magister Negi Magi toujours dans ce même magazine) - GTO (Pika - Tôru Fujisawa vient de commencer 4 nouvelles séries dont une dans ce même magazine, en tant que scénariste) - Majin Devil (G.Comics - l'auteur Oh ! Great poursuit maintenant Enfer et paradis chez un autre éditeur)- Katsuo (Glénat), etc... Le studio Clamp vient d'y commencer un de ses nouveaux titres, Tsubasa-Reservoir chronicles (où on retrouve les personnages du manga Sakura dans un autre univers).
Nous avons aussi le Monthly Shônen Magazine de 690 pages avec des titres comme Et cetera (Glénat), Tekken Shinmi (J'ai lu), Red eyes (G.Comics), Flag fighters (Manga player), etc...
On peut également signaler Comic bon bon, mensuel de 820 pages pour jeune public, qui nous a permis de connaître (ou subir, au choix) Gundam wing (Pika), Medarot (Pika), Jing le roi des voleurs (1ère saison-Pika) ou Cyborg kurochan (Pika)... Un magazine qui s'appuie surtout sur des personnages de séries TV, de jeux vidéo...



Weekly Shônen Sunday

MAIS AUSSI...
Monthly Shônen Ace

Angelic layer 2 - couverture japonaise: Les Clamp s'essayent, avec plus ou moins de réussite, au shônen...

En dehors de ces deux poids lourds, d'autres éditeurs ont également droit à leur part du gâteau.
Par exemple, chez l'éditeur Shogakukan, il y a le magazine Weekly Shônen Sunday, né lui aussi en 1959, fort de 440 pages, disponible tous les mercredi avec une vente moyenne de 1,53 millions d'exemplaires. On a pu y découvrir Urusei Yatsura (Lamu en français), Ranma 1/2 (Glénat) et Inu Yasha (Kana) de Rumiko Takahashi, Touch, H2 ou Katsu de Mitsuru Adachi, Détective Conan (Kana), Karakuri Circus (Akata-Delcourt), Flame of Recca (Tonkam), Togari (Akata-Delcourt), Arms (Kana), etc...
Toujours chez Shogakukan, dans le Monthly Sunday GX, qui comme son nom l'indique est un mensuel, est prépublié le manga Nouvel Angyo Onshi (Pika), réalisé par deux auteurs coréens (on le considère comme un manga et non un manhwa - BD coréenne - car sa langue d'origine est le japonais).

Kadokawa shoten sort le Monthly Shônen Ace avec des titres comme Angelic layer (Pika - première incursion des Clamp dans le monde du shônen), Evangelion (Glénat), Cicatrice the Sirius (G.comics), Brain powerd (G.Comics), Escaflowne (Pika - de Katsu Aki), MPD Psycho, Macross 7 trash (Glénat), etc.

Chaque magazine peut trouver sa place du fait de viser le même public tout en ayant chacun son style et ses sujets de prédilection plus ou moins bien définis. Mais il ne faut pas oublier qu'il existe une bonne trentaine de magazines shônen...

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