C'est donc à 14h avec la séance des courts métrages n°2 que je commence ma petite journée. J'arrive à 13h45, il y a déjà beaucoup de monde d'installé... mais ils arrivent à quelle heure ?
Amis dépressifs, bonjour ! Cette séance était donc pour vous ! Oui, on ne peut pas dire que ça ait été la franche rigolade avec ce programme de courts métrages. Pourtant, la salle n'attendait que ça et le premier court nous y a fait croire...
Il s'agissait de A Gentlemen's Duel de Francisco Ruiz et Sean Mcnally (Etats-Unis - 2006). Deux aristocrates font la cour à la même femme (surtout pour ses grosses... euh sa grâce, bien sûr). Si dans un premier temps, seule la gente dame est la victime de leurs assiduités un peu musclées, tout le château en fera vite les frais. Le tout en 3D durant 7mn45. Voilà un court hilarant, maîtrisé, efficace, ne se prenant pas au sérieux. Ca commençait vraiment bien...
(Site officiel de Blur Studio : http://www.blur.com/ pour y voir le trailer)
... mais pour rigoler, il va falloir oublier la suite du programme, nettement plus sombre. Déjà avec Bully Beef de Wendy Morris (Belgique -2007). De simples dessins sur papier sont animés, des armes notamment, et c'est censé nous évoquer, je cite, "la colonisation belge du Congo et l'invasion allemande de la Belgique pendant la Première Guerre mondiale". Ah...
On enchaîne avec Je suis une voix de Cécile Rousset et Jeanne Paturle (France - 2007). Au programme, deux voix, celles d'Arnaud, jeune homme qui ne s'intéresse guère à la politique et n'y comprend pas grand chose et celle de Martine, beaucoup plus militante. Chacun explique son parcours, sa vision de la politique, sa manière de s'y consacrer ou pas... Pas inintéressant, surtout vu le contexte actuel mais ça ne va guère plus loin que quelques paroles, sans réel fond. De plus, entre Arnaud qui parle trop bas et Martine qui a un souci d'articulation, on passe son temps à tendre l'oreille tout en suivant le sous-titrage anglais, au final, on ne fait guère gaffe aux images et ce durant les 13mn du court...
Ca continue dans la franche rigolade avec Sandbox d'Avi Ofer (Israël - 2006). Dans un square, des enfants jouent, des bombes tombent... Vu le pays de provenance du court, on imagine forcément un rapport, sans vraiment savoir s'il le faut ou pas. Finalement, euh, ouais, je ne sais pas...
Site officiel du réalisateur : http://www.aviofer.com où Sandbox est visionnable
Retournons dans le noir et blanc dépressif et historique avec Jegyzokönyv, Mansfeld Péter emlékére de Zoltán Szilágyi Varga (Hongrie - 2006). Bon, ben 7mn c'est quand même bien long quand côté visuel on a un dessin noir et blanc, tout à fait maîtrisé, hein, mais triste triste triste, de l'autre une voix monocorde (la voix d'origine qui a couvert le procès de Péter Mansfled en 1958 j'imagine, donc pas super entraînante) avec derrière sans doute une dénonciation de la politique hongroise de l'époque dont je ne sais absolument rien et qui donc ne me parle pas du tout... Pas bien joyeux, c'est sûr (l'exécution d'un jeune homme de 18 ans) et franchement trop obscur pour moi, je manque vraiment trop de référence pour suivre...
Allez, pour rester dans l'ambiance, si on se fait un petit court expérimental de 6mn 35, Copenhagen Cycles d'Eric Dyer (Etats-Unis - 2006) ? Au programme... euh, je ne sais pas trop, ça bougeait beaucoup façon zootrope, le but n'était clairement pas de raconter quoi que ce soit... Heureusement qu'il ne faisait pas 25 mn !
Plus accessible ensuite avec James Monde de Soandsau (France - 2005), un petit court sympa de 1mn30 en 3D durant lequel James Monde nous apprend à respecter l'environnement, à savoir ici ne pas jeter nos piles n'importe où si on ne veut pas se faire taper sur la tronche par les fleurs, parce que, elles, elles aiment pas ça, les piles ! Marrant...
Retour au noir et blanc, ça nous manquait, avec Killing the Fittest de Santosh Kale (Inde - 2006). Les cafards nous expliquent en quoi ils nous sont supérieurs, pourquoi ils survivront et sans doute pas nous. Pas mal, surtout la petite phrase finale expliquant la différence de résistance aux radiations entre l'homme et le cafard)...
Tandis que mon voisin de droite engloutit son 4ème ou 5ème cookie, on termine avec Pierre et le loup de Suzie Templeton (Grande-Bretagne, Pologne - 2006). 32mn de marionnettes, ça a intérêt à être drôlement bien, j'ai chaud, je suis fatiguée et j'ai mal au genou... Bon, première remarque, c'est tout de même drôlement beau. Les marionnettes sont très travaillées, les décors sont complets, l'animation sans faille, le tout parvient à créer une vraie ambiance. Techniquement, rien à redire. Niveau histoire, Suzie Templeton revisite à sa façon l'histoire qui donne son nom au court, sur bien sûr la célèbre musique de Prokofiev. Mais tout de même, 32mn, c'est un peu long... La narration est un peu longuète, ça souffre de quelques temps morts et ça manque un peu de rythme, surtout qu'il n'y a aucun dialogue. Cela reste néanmoins un des courts les plus applaudis de la séance. |

A Gentlemen's Duel
de Francisco Ruiz
et Sean Mcnally

Je suis une voix de Cécile Rousset et Jeanne Paturle

Sandbox
d'Avi Ofer

Jegyzokönyv, Mansfeld Péter emlékére de Zoltán Szilágyi Varga

James Monde
de Soandsau

Pierre et le loup
de Suzie Templeton
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