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  Grande Salle Petite salle Décavision 1 Décavision 2 Décavision 3&4 Novel La Turbine
10h30 Long métrage 2:
Brave Story

Films de fin d'études 3

Long métrage 8: Max & Co   Long métrage 9: Aachi & Ssipack    
14h Courts métrages 1 Le grand sommeil Films de télévision 1 Animation aux Pays-bas Long métrage 3: Azur et Asmar Films de télévision 3 Courts métrages 5
16h Courts métrages 1 Trésors de l'animation du Bénélux Films de commande Studio Pilot Long métrage 10: One night in one city Long métrage 7: Slipp Jimmy Fri Films de télévision 4
18h Long métrage 1:
souris City
Courts métrages en panorama 1 Courts métrages 1 Animation et désir 5 Long métrage 11: Gisaku Courts métrages 3 Long métrage 5: Khan Kluay
21h   Films de télévision 5 Courts métrages 1 La communauté française de Wallonie-Bruxelles   Long métrage 6: Film noir Long métrage 4: Paprika
23h Courts métrages 1 Animation et désir 1          

Programmes en compétition Thème
"Benelux"
Programme spécial Avant-première

Nous voilà lundi 11 au matin, le Festival est désormais lancé. Il est 9h20, je viens d'arriver en ville, le temps a l'air de tenir même si c'est bien nuageux. Mais ça ne tiendra pas... Ahah, comme je vous ai déjà cassé le suspense !!
Hum... Ma première séance est à 10h30, j'ai donc largement le temps de vagabonder un peu en ville en attendant. Quelques photos et vidéos plus tard, je retrouve Eyefire fidèle au poste près de l'entrée numéro 2 du Théâtre. A 10h20, les portes s'ouvrent, la première séance va pouvoir commencer...

Et pour débuter ce Festival, c'est le long métrage Brave Story de Kôichi Chigira (sorti en 2006 au Japon) qui ouvre la marche du côté de la Grande Salle de Bonlieu. La salle se remplit petit à petit, j'entends des habitudés des festivals d'animation raconter qu'il n'y a qu'à Annecy qu'on trouve une telle ambiance... Et si bien sûr, la première séance est toujours une des plus calmes, de premiers avions commencent à voler timidement.
On a d'abord droit à la traditionnelle bande-annonce Annecy 2007, réalisée cette année par Pic Pic André. Les réalisateurs du cultissime Panique au village reviennent donc avec Coboy, Indien et Cheval pour rythmer une course-poursuite avec un homme de Cro-magnon mal luné, prétexte à nous montrer les différents sponsors du Festival. Pas de lapins mais aussi marrant que je m'y attendais...

Serge Bromberg, l'énergique Directeur artistique du Festival, monte sur scène nous saluer, nous promet que l'année prochaine, oui, il y aura des lapins, et finalement nous remercie pour l'ambiance que le public ne manquera assurément pas de donner au Festival 2007, comme chaque année.
Nous voilà alors partis pour le long métrage numéro 2, puisqu'aucune bande-annonce des Gobelins ne nous est montrée.

On ne s'endort pas, au moins... Il s'agit donc de Brave Story de Kôichi Chigira, qui a entre autre réalisé la série Last Exile (actuellement diffusée sur France 4). Mêmes producteurs qu'Origine, diffusé durant le Festival 2006, j'ai un peu peur de me retrouver face au même type de produit. C'est à peu près le cas d'ailleurs, avec quelques mauvais points en moins tout de même (genre, le héros ne gueule pas "TOOOOOOOLA" pendant 30 mn du film sans s'arrêter)...
A la base, Brave Story est un roman de Miyuki Miyabe, déjà adapté en manga chez l'éditeur japonais Coamix. Pas sûr que le film donne très très envie de découvrir le manga mais j'imagine qu'il est forcément plus développé (le fait de l'avoir vu en VOSTA n'aide peut-être pas non plus)...

Wataru est un jeune garçon tout ce qu'il y a de plus ordinaire, pas très courageux, ni très fort ni très intelligent, bref le garçon lambda. Avec son meilleur ami, il s'amuse, avec plus ou moins d'envie, à se faire peur dans un immeuble en construction qu'on dit hanté. En fait de fantôme, c'est un étrange garçon de son âge que Wataru rencontre, garçon qui disparaît près d'un mystérieux escalier flottant menant à une énorme porte...
Le lendemain, Wataru retrouve le garçon en question, nouvel élève dans son école, se faisant vite de très bons ennemis de par son caractère renfermé et un peu sombre. Bien que curieux, Wataru aura vite d'autres soucis en tête : ses parents se séparent, son père rejoignant sa maîtresse, et Wataru retrouve sa mère inanimée, plongée dans le coma. Le jeune gaçon se souvient alors des paroles du nouveau, Mitsuru Ashikawa, parlant de pouvoir réaliser un souhait derrière la mystérieuse porte... Il n'en faut guère plus pour Wataru pour qu'il passe la porte en question, se retrouvant alors dans un nouveau monde, Vision. S'il souhaite rencontrer la Déesse qui pourra réaliser son voeu, il va devoir affronter diverses épreuves et gagner 5 gemmes. Mais Mitsuru a déjà commencé sa quête en tant que magicien et ne reculera devant rien pour obtenir ce qu'il souhaite par dessus tout, quitte à tout détruire. Quelle voie choisira Wataru ?

Vous trouvez le résumé bateau ? C'est normal, il l'est. Ne cherchez de l'originalité ni dans les personnages, ni dans le scénario, ni dans l'animation, ma foi pas désagréable et avec de jolies scènes 3D pas trop mal fichues mais c'est tout.
Côté personnages, Wataru est le cliché typique du héros bien neutre pour qu'il parle au plus grand nombre: pas futé, pas trop courageux, pas bien fort, incapable de maîtriser le moindre sort ou la moindre astuce là où son copain Mitsuru (on nous les dit copains comme cochons alors qu'ils se sont à peine adressé trois mots mais bon...) peut dézinguer n'importe qui en deux coups de baguette. Il n'y a qu'à voir les gadgets que se trimballe ce pauvre Wataru, une épée qui fait airbag et planche de surf, voilà qui fait un peu miteux. Surtout quand au final, Wataru ne s'en sert jamais volontairement, se laissant simplement balader à droite à gauche, subissant sans jamais prendre la moindre décision. Classique du héros, ça, il n'en fout pas une, laissant les seconds couteaux se taper tout le boulot pendant qu'il chouine ou fait bouger ses trois neurones parce que lui, il veut sauver ses amis ! Mais si lui ne brille pas, les autres personnages ne risquent pas de lui faire trop d'ombre : bien que potentiellement intéressants, ils n'en restent qu'à des rôles de faire-valoir, jamais développés alors qu'ils possèdent d'office une personnalité bien marquée (même si classique et même un rien cliché).
Si le film dure presque deux heures, la narration perd tout de même des morceaux en route, ne développant jamais les intrigues, les personnages, restant en surface, nous baladant à droite à gauche sans vraiment nous expliquer où on est, ce qu'on fait là. Ainsi, d'un coup, on nous sort une guerre mais on ne sait rien des belligérants (pas grave, la guerre en question sera oubliée 10mn plus tard), on nous parle souvent d'Empereur, on n'en voit jamais l'ombre. Wataru doit récupérer ses gemmes, ce qui lui prend 30mn là où Mitsuru, pourtant largement plus capable que lui, semble galérer depuis des mois là-dessus. Wataru se retrouve donc avec ses 5 gemmes on ne sait comment, verse encore quelques larmes et comprend enfin ce qu'on voyait déjà venir gros comme un 38T depuis 1h40 : il faut affronter les épreuves de la vie sans attendre que ce soit une Déesse, le facteur ou la boulangère qui s'en occupent pour soi, et sacrifier les autres pour son petit bonheur personnel, c'est maaaaaaaaaaal ! Trop fort, mec...

Bref... Ca se laisse regarder, c'est sûr mais le niveau n'est tout de même pas très élevé. Disons que c'est à réserver à un jeune public pas trop exigeant. Ca manque d'un vrai souffle d'aventure, ça manque de personnages travaillés et attachants, ça manque de scénario sachant gérer tous les éléments plutôt que d'en touiller des dizaines pour en oublier les 2/3 avant la fin... Voilà un produit très calibré qui ne prend aucun risque, donc divertissant mais un peu fadasse, avec tout de même quelques timides notes d'humour...

A noter que cette année, il y a également un prix du public en catégorie Long Métrage et qu'on peut donc donner une note (0, 1 ou 2) pour chaque long métrage vu. Pas fait pour ma part mais j'aurais hésité entre 0 et 1 avec tout de même une préférence vers le 0 (j'aurais bien mis 0,5 mais on ne peut pas...).


Le Pâquier est prêt, mais le temps ne va pas l'aider...


Bonlieu commence à se remplir des premiers festivaliers...


Wataru, son petit-déjeuner et sa mère... devinez où est qui ?


Wataru atterrit dans Vision, le monde des poussins multicolores !!


Mais aussi le monde des loupes avec une tête bizarre...


L'expression classique de Wataru : ahuri...


La troupe des Highlanders en route vers... euh...


TOOOOOOOOLA !
Ah non, c'est pas le bon anime...

Bien... Je vais rapidement manger un morceau avant de rattaquer à 14h toujours dans la Grande Salle de Bonlieu pour la séance de courts métrages n°1. Un peu à la bourre, je fais la queue devant la salle, voyant Serge Bromberg piquer un 100m juste à côté. Je m'installe et redécouvre la bande-annonce Annecy 2007 puis la bande-annonce des Gobelins qui manquait à l'appel ce matin.
Bon, et ces court métrages ? Pas mal...
Pas mal ! Tout d'abord, il y a Une petite histoire de l'image animée de Joris Clerté (France - 2006). Voilà un animé 2D français mais qu'on a le malheur de n'avoir qu'en anglais ce qui fait considérablement perdre en compréhension immédiate, dommage. Dommage car c'était plutôt drôle et bien fichu, 3mn durant lesquelles on nous racontre l'histoire de l'image animée avec moult référénces aux gros succès ciné comme Star wars, King Kong ou Harry Potter.
Ah ouais, quand même ! On enchaîne sur du nettement moins fun, Down the Road de Rune Christensen (Danemark - 2007). Là encore, de la 2D mais noir et blanc, anglais sous-titré français, qui dure plus de 15mn. On y rencontre un prêtre portestant prenant un homme en auto-stop. Mais l'homme en question se dit medium, expliquant alors qu'il connaît beaucoup de choses de la vie du prêtre. D'abord sceptique mais amusé, ce dernier finit par vraiment se sentir mal jusque'à ce que... Voilà un court qui sait faire monter la tension, ne révélant pas tout mais sachant faire comprendre beaucoup. Si quelques répliques faisaient rire la salle au début, très vite les rires se sont tus et la chute était finalement assez inattendue.
Marrant ! Le suivant se nomme Ujbaz Izbenki Has Lost His Soul, de Neil Jack (Grande-Bretagne - 2006). 5mn 20 de marionnettes durant lesquelles on rencontre donc ce pauvre Ujbaz Izbenki qui descend en Enfer avec comme gros problème qu'il a perdu son âme. Disons que son vrai problème, c'est qu'il perd tout et que son entourage proche perd tout également à son contact. Problème que le Diable qui le reçoit va vite découvrir à ses dépends... Voilà un court fort drôle et bien fichu qui aura quelque peu détendu l'atmosphère...
Euh ouais... Bon, chaque programme a droit à son court conceptuel, pour aujourd'hui, ce sera Jeu de Georges Schwizgebel (Canada, Suisse - 2006). Aucun résumé à faire car il n'y a aucune histoire, juste plein de trucs qui bougent à l'écran. En soi, pas désagréable mais bon, heureusement que ça ne durait que 3mn 51...
Vraiment bien ! Le court suivant n'est pas si court puisqu'il dure quand même 12mn 48. Son titre ? Dji vous veu volti de Benoît Feroumont (Belgique - 2007), tout en 3D. Ainsi, on y rencontre un troubadour qui veut chanter pour sa belle en plein coeur de son château, malgré les gardes qui surveillent. Sauf que la chanson en question manque un peu de diversité dans les paroles et que le sous-titrage finit vite par en avoir raz le bol de toujours sous-titré la même chose, se rebellant alors contre le troubadour... Comique et tragique, voilà un court qui aura su garder l'attention du public jusqu'au bout.
Site officiel : http://www.djivouveuvolti.com/
Mouais Le suivant est un peu plus laid visuellement parlant, il s'agit de It's Jerry Time ! "The Big Time" d'Orrin Zucker et Jerry Zucker (Etats-Unis - 2006). Un peu plus laid car il utilise des photos déformées par ordinateur pour raconter un extrait de la vie de Jerry Zucker, alors malheureux acteur débutant. La chute est tout de même assez drôle mais je n'accroche pas trop au style...
Site officiel : http://www.itsjerrytime.com/
Sympa Partons du côté de la Russie ensuite avec Lavatory - Lovestory de Konstantin Bronzit (Russie - 2006). Le dessin est tout simple, noir et blanc avec juste quelques petites touches de couleurs. Cela racontre l'histoire de cette malheureuse madame pipi qui rêve du grand amour en lisant ses magazines mais ne voit rien venir pour elle. Jusqu'à ce qu'elle trouve un bouquet de fleurs sur son bureau... puis un autre... C'est mignon, assez drôle, peut-être un peu long et répétitif mais pas désagréable.
Mouais... Le suivant a le mérite d'être assez court, Flitghy de Leigh Hodgkinson (Grande-Bretagne - 2006), 1mn21. A la base, l'idée n'était pas mauvaise, une séance de speed dating pour papillons, animaux quelque peu pressés car ils ne vivent pas bien longtemps. Mais le côté Elements découpés animés n'était vraiment pas très agréable à regarder quand même...
Excellent ! On ne dira pas ça du suivant, Isabelle au bois dormant de Claude Cloutier (Canada - 2007), le court le plus applaudi de la séance (ce qui a dû plaire au réalisateur, qui était dans la salle). Pourquoi donc cet enthousiasme ? Isabelle dort, dort et dort encore et la raine ne le supporte plus, pleurant à chaudes larmes tandis que le roi ne sait plus qui appeler pour réveiller leur fille.Henri Viii, la Reine Victoria et même un extra-terrestre n'y auront rien fait. Sans compter la vieille sorcière et ses méthodes personnelles. Reste alors le beau prince (Charles de son petit nom...) et sa fidèle monture. Voilà en tout cas un animé qui ne se prend pas au sérieux, détournant tout et n'importe quoi, complètement décalé et déjanté, se jouant de tout. Voilà quelque chose de vraiment très drôle et de bien fichu...
L'enthousiasme retombe vite (du moins de mon côté) avec le court suivant, Karneval Zvirat de Michaela Paviátová (République tchèque - 2006). Dix très très longues minutes qui prouvent que ce n'est pas en montrant des nichons et autres excroissances anatomiques qu'on fait forcément un bon court d'animation. Il est écrit dans le guide "Fantaisie érotique musicale"... C'est vrai que la musique était sympa, le Carnaval des Animaux de Camille Saint-Saens. Mais alors pour le reste, on oubliera très vite...
Mouais... Le dernier du programme s'appelle I Am (Not) Van Gogh de David Russo (Etats-Unis - 2006) et suit donc David Russo cherchant à vendre un film au scénario indescriptible. Mêlant prises de vue réelles et éléments découpés, ce n'est pas vraiment passionnant même si certaines animations par ci par là n'étaient pas mal...


Une petite histoire de l'image animée de Joris Clerté


Down the road
de Rune Christensen


Ujbaz Izbenki Has Lost His Soul
de Neil Jack


It's Jerry Time !
d'Orrin Zucker, Jerry Zucker


Lavatory - Lovestory
de Konstantin Bronzit


Isabelle au bois dormant
de Claude Coutier


I Am (Not) Van Gogh
de David Russo

On sort de Bonlieu, voilà qu'il pleut et pas qu'un peu, tandis que l'orage gronde. Ca sent pas bon pour Arthur et les Minimoys, normalement diffusé ce soir sur l'écran géant du Pâquier...
J'en reste en tout cas là pour aujourd'hui, me réservant pour les prochains jours, certains très chargés.



Une petite vue du Pâquier où pourront donc s'installer les amateurs d'animation le soir pour mater l'écran géant... Petit tour d'horizon de la Grande Salle de Bonlieu pour la première séance, pas encore complètement remplie...