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Théâtre |
Petite salle |
Décavision 1 |
Décavision 2 |
Novel |
La Turbine |
| 10h30 |
Courts
métrages 5 |
Films de
fin d'études 1 |
Azur
et Asmar |
Courts
métrages 3 |
|
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| 14h |
Films de commande 2 |
Le courant "néo-pictural" |
Long métrage
3
XXX Holic |
Films de fin d'études 3 |
Films de télévision
4 |
Courts
métrages 4 |
| 16h |
Cars |
De l'humain et de la technologie |
Films de télévision
2 |
Courts
métrages 4 |
Volere Volare |
Films de
télévision 3 |
| 18h |
Long métrage 5
Gin-iro no kami no Agito |
Drew Carey's Green Screen Show |
Courts métrages 5 |
Courts en panorama 2 |
Courts métrages 2 |
Long métrage 2
Renaissance |
| 21h |
Courts
métrages 5 |
Long métrage 4
Astérix et les Vikings |
Courts métrages 5 |
Piccolo, Saxo et compagnie |
Long métrage 1
Wallace et Gromit |
Bozzetto&Manuli : sati(y)res al
dente |
| 23h |
Films de fin d'études 4 |
Fruits défendus |
|
|
|
|
| Programmes en compétition |
Thème
"Viva l'Italia" |
Thème
"Quand l'animation rencontre le vivant" |
Avant-première |
C'est d'un bon pied que j'entame ce dernier
jour de projection, avec un programme chargé : pas
moins de 3 séances, pour 3 longs métrages. Espérons
que la qualité sera au rendez-vous...
La première séance est à 10h30 et concerne
l'avant-première du dernier-né de Michel Ocelot,
qu'on connaît pour Princes et princesses et les
deux épisodes de Kirikou, gros succès
du box-office, parvenant même à faire jeu égal
avec les américains, tout en gardant son âme
et son style propre. Pour ma part, ce sera l'occasion de voir
un de ses films...
Qui dit avant-première dit souvent monde. Ca tombe
bien, je suis sur Annecy une heure avant le début de
la séance, j'ai de quoi bien me placer. Une petite
promenade en ville plus tard, vers 10h, je rentre dans le
Décavision : pratiquement personne ne fait la queue
pour la salle, juste un peu de monde pour retirer des places.
Finalement, je serai la toute première à rentrer
dans la salle : 400 places pour me décider !
La salle se remplit vite et je remarque des sièges
réservés, je suis juste devant. Il faut dire
que le gratin du Festival s'est déplacé pour
l'occasion : évidemment Serge Bromberg mais également
Tiziana Losci, la déléguée générale
du Cica. Bien la première fois que je vois le Décavision
si fréquenté. J'aperçois également
Michel Ocelot.
Avant le début de la séance, Serge Bromberg
présente donc Michel Ocelot ainsi que... son nom m'échappe...
bref un responsable de Mac Guff, studio qui s'est occupé
de la fabrication du long métrage. Car Azur et
Asmar a ceci de particulier qu'il est en 3D, là
où Ocelot en était toujours resté au
traditionnel jusqu'à présent. Ce dernier ne
veut d'ailleurs rien dire avant la projection, nous expliquant
juste que l'on devait passer l'heure et demi suivante à
se remplir les yeux de beauté et qu'on reparlerait
de tout ça ensuite.
Traditionnelle bande-annonce du lapin, puis bande-annonce
de Gobelins, cette année aura été un
grand cru.
Puis nous voilà partis dans le monde féérique
d'Azur et Asmar.
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Ainsi, dans un vert pays, une nourrice s'occupe de son
fils Asmar autant que du fils de son maître châtelain,
Azur. L'un est brun, les yeux marrons, la peau mate
et parle arabe, l'autre est blond, les yeux bleus et
parle français. La nourrice les élève
comme deux frères, les berçant avec l'histoire
du prince qui sauvera un jour la Fée des Djinns.
Mais Azur grandit et son père très autoritaire
ne voit pas d'un très bon oeil son amitié
fraternelle avec Asmar l'étranger. Les deux amis
sont séparés et les années passent.
Azur est devenu un beau jeune homme toujours aussi déterminé
à découvrir le pays de sa nourrice, au
delà des mers. Mais son rêve se heurtera
vite à une réalité plus crue jusqu'à
ce qu'il accepte d'ouvrir les yeux sur la beauté
et les différences de cet autre pays...
Une première chose frappe quand le film se termine
: sa beauté. Les décors sont sublimes,
les couleurs chatoyantes et rayonnantes, le souci du
détail faramineux. Les visages sont très
réalistes et beaux tout en gardant une grande
pureté de trait de par le côté 3D.
Une pureté voulue par Ocelot comme il nous l'explique
dans l'intéressante session de questions-réponses
après le film. Ainsi, il n'a pas cherché
à faire de la 3D ultra-réaliste, les corps
gardent une certaine esthétique stylisée,
les membres sont fins, le tout donne un style très
conte de fée. L'animation est superbe, fluide,
le tout ne souffre d'aucun temps mort. Et si tous les
ingrédients de base du conte de fée se
retrouvent ici utilisés - le parcours initiatique
du prince pour sauver sa princesse - ils sont présentés
et mis en scène avec beaucoup d'intelligence,
de subtilité, de sensibilité et d'humour
(voire détournés, voir par exemple la
place de la femme dans le film, bien loin de tout machisme).
Le film s'adresse alors tout autant aux enfants - qui
ne sont pas ici pris pour des débiles profonds
- qu'à leurs aînés, qui ne s'ennuieront
pas une seconde.
Ocelot nous l'explique, ce dont il voulait parler dans
son film, c'est de l'immigration, de ceux qui vivent
dans un pays depuis longtemps et de ceux qui viennent
d'y arriver. Si le message est simple et déjà
connu - l'acceptation et le respect de l'autre et de
ses différences enrichissantes pour tous - il
ne fait pas de mal de le répéter ces derniers
temps et peut-être de nous permettre de le redécouvrir
d'un oeil nouveau. Ainsi, dans le film, Azur en arrivant
dans son nouveau pays, ne voit de prime abord que son
aspect négatif et décide de devenir aveugle,
de fermer les yeux, préférant en rester
à sa première impression, ne pouvant alors
découvrir toute la beauté qui s'offre
à lui par la suite. Rencontrant Crapoux, le mendiant
du même pays d'origine que lui, il verra s'y refléter
sa peur et sa méconnaissance des autres. Le message
est simple mais passe finement, par exemple dans la
phrase prononcée par Jenane la marchande "Je
connais les deux religions, les deux pays et les deux
langues alors j'en connais deux fois plus que les autres".
Car les langues, justement, jouent un rôle très
important : les dialogues sont en français ...
et en arabe non sous-titré. Pourquoi ? Pour que
le spectateur se retrouve dans la peau de l'immigré
débarquant dans son nouveau pays alors entouré
de gens dont il ne comprend rien. Est-ce un problème
pour le spectateur ? Pas le moins du monde, on ne se
sent jamais frustré. Souvent, le sens de la phrase
en arabe nous apparaît bien vite (surtout quand
les dialogues sont répétés deux
fois, une fois en français, une fois en arabe)
et le son de la langue donne une véritable authenticité
au récit, une poésie des sons très
agréable à l'oreille. Ainsi, Ocelot aura
bien pris soin de choisir des comédiens de doublage
aussi bien à l'aise en français qu'en
arabe, quitte à leur faire prendre des cours
de diction. Car Azur et Asmar aura été
un travail de longue haleine : 5 ans, le projet ayant
débuté en 2001.
La séance de questions-réponses suivant
le film nous aura appris pas mal de choses finalement.
Déjà, beaucoup d'interventions du public
auront été là pour remercier Ocelot
pour son film, notamment une femme ayant travaillé
sur le film et venant tout juste d'en découvrir
la version finale.
Et au niveau des questions aura notamment été
abordée celle de son exportation dans d'autres
pays. Ainsi, sortir Azur et Asmar dans les pays
arabophones pose quelques problèmes, vu le jeu
constant entre les deux langues, Ocelot n'exclut d'ailleurs
pas de refaire une nouvelle version sonore du film pour
cela, en jouant plus sur l'arabe.
Quant à la France, inutile de dire que sans le
succès de Kirikou, jamais il n'aurait
été possible de faire accepter aux chaînes
de télévision françaises de ne
pas sous-titrer les dialogues en arabe.
En ce qui concerne les pays anglophones... Kirikou
n'aura été distribué que dans très
peu de salles aux Etats-Unis, avec en avertissement
à l'entrée "Attention, ce film contient
de la nudité". Ce qui n'aura pas empêché
certaines familles de sortir en cours de séance...
Et quand un journaliste américain a demandé
à Ocelot s'il accepterait comme condition pour
sortir Azur et Asmar aux USA de couper la première
scène du film, il a bien évidemment répondu
par la négative. Pour info, la première
scène montre la nourrice en train d'allaiter
les deux bébés... Sans commentaire.
Côté prochain projet, Ocelot indique avoir
déjà quelques idées pour un film
mais il devrait d'abord faire une petite année
de service après-vente pour Azur et Asmar
(c'est sa propre expression) avant de sortir en DVD
de nouveaux contes de Princes et Princesses.
Bref, on l'aura compris, cette séance d'Azur
et Asmar m'aura émerveillée et restera
un de mes meilleurs souvenirs du Festival, charmée
par autant de simplicité, de justesse, d'intelligence
et de beauté à couper le souffle en compagnie
de personnages tellement plus complexes, profonds, attachants
et drôles que je ne m'y attendais. Je ne dois
pas être la seule vu la standing ovation en fin
de séance...
A noter la sortie du film en salles en octobre avec
un nombre conséquent de copies (500 aux dernières
nouvelles...).
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La nourrice et ses deux bébés

Les enfants en plein jeu

Azur et Crapoux

La maison de Jenane

Asmar au galop

C'est qui le plus beau ?

Départ nocturne

Une épreuve à franchir |
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Bon, tout ça nous a fait finir à
13h05, dans moins d'une heure, nouvelle séance, je
me dépêche, je me dépêche. Heureusement
que je viens de découvrir un nouveau petit restaurant
excellent...
Il n'empêche que j'arrive pour ma seconde séance,
toujours au Décavision, à 13h55, en nage. Mais
je me retrouve finalement bien placée, la salle est
remplie aux 3/4...

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XXX Holic est un des derniers mangas de Clamp
que je parviens encore à apprécier. Je
pars donc en terrain un peu connu ce qui n'est certainement
pas le cas de tous les gens présents dans la
salle en même temps que moi.
Produit par les célèbres studios I.G Productions,
ce film nous fait bien sûr rencontrer le jeune
Watanuki, lycéen qui ne supporte plus son don,
celui d'avoir des visions d'esprits qui lui pourrissent
la vie. C'est cela qui l'a amené chez la mystérieuse
Yûko, magicienne au solide sens des affaires et
au goût prononcé pour le saké. Watanuki
devient alors sa boniche puisque le métier de
la jeune femme est d'exaucer tous les voeux mais avec
une contrepartie intéressante pour elle à
chaque fois : si Watanuki veut être délivré
de son don par Yûko, il peut bien s'occuper de
son ménage, de sa lessive, de ses repas...
Un jour, une jeune femme vient leur demander de l'aide
car elle ne parvient plus à rentrer chez elle.
Yûko et Watanuki se retrouvent donc face à
ce mystérieux manoir, en compagnie de Doméki,
camarade du jeune homme dont la particularité
est d'éloigner les esprits. Les deux garçons
ne sont pas très amicaux pour autant... Cette
étrange maison dans laquelle ils entrent va leur
réserver bien des surprises, dont une vente aux
enchères pas ordinaire...
Le film est très court, une petite heure, et
le graphisme très allongé du manga est
scrupuleusement respecté. Du point de vue technique,
on ne remarquera rien de vraiment notable, cela reste
classique, avec quelques jolis passages mais sans rien
de plus. L'histoire quant à elle est exactement
dans le style des histoires indépendantes que
se déroulent dans le manga. Assez pour faire
un film ? Difficile à dire. On ne s'ennuie pas
(et si j'ai piqué du nez pendant 2mn en plein
milieu, ce n'est pas par ennui mais pas coup de pompe
extrême), il y a un côté très
surréaliste qui se dégage, notamment de
par la présence des esprits qui permettent aux
animateurs de se défouler dans le non-sens et
l'absurde. Pour autant, je regrette que le personnage
de Yûko ne soit finalement pas plus développé
que ça, perdant un peu de son charisme du manga
(en plus d'être assez... laide) alors que Watanuki
gesticule quand même beaucoup. Les non-habitués
au manga dans la salle ont dû être un peu
surpris... Et perdus aussi quand à la fin on
retrouve le petit coup de cross-over avec Tsubasa
RESERVoir CHRoNiCLE, puisque le film adapté
de ce manga est sorti en même temps au Japon (et
en France en DVD chez Kaze). Ils n'ont pas dû
comprendre qui était ce gamin qui hurlait qu'il
devait sauver Sakura...
Comme on pouvait s'y attendre, la fin est assez convenue
et prévisible. Le scénario n'aura pas
la palme de l'originalité, c'est sûr. Mais
l'ensemble se tient bien et reste agréable à
suivre. Même si je m'interroge un peu sur la raison
de sa présence dans la compétition du
fait de sa spécificité, surtout qu'il
vient du catalogue Kaze tout comme Origine, également
en compétition...
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Watanuki qui s'interroge...

... qui s'interroge toujours...

Yûko toujours stoïque

Même dans la tempête |
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Bon l'avantage, c'est que le film est fini
à 15h10 et que je vais pouvoir vite aller me poser
du côté du théâtre de Bonlieu pour
la dernière avant-première de la journée,
Cars.
A 15h15, me voilà arrivée et je vois que j'ai
bien fait de me dépêcher : je peux déjà
m'insérer dans la queue qui commence à se former
alors que la séance est dans 45mn. Oula... Je vois
également que les appareils photo, les portables et
les caméscopes sont interdits : ils ne vont pas nous
refaire le coup de la fouille et de la confiscation des appareils
comme pour Monster house mardi quand même ?!
Je vois les Men in black qui débarquent et je songe
à mon appareil photo dans mon sac : aïe... Mais
ouf, la consigne est claire, il est juste interdit de s'en
servir mais ils ne nous les enlèvent pas. On est tout
de même bien loin de la fraîcheur et de la simplicité
d'une avant-première d'un Azur et Asmar...

A 16h, j'ai la très nette impression
d'être devenue une sardine en boîte, j'ai chaud,
j'ai mal aux jambes, bon sang, ouvrez ces fichues portes !
Ouf, enfin, je cours et je m'installe à une bonne place,
avec de quoi étaler mes jambes. La salle est vite remplie,
on savait de toute façon que la séance était
complète depuis un moment...
Chaude ambiance en tout cas, je crois qu'on peut dire que
Pixar est comme un studio de rêve pour certains des
étudiants présents vu que dès que les
lumières s'éteignent, que Bromberg monte sur
scène pour commencer à causer, ça hurle.
Il nous explique qu'on a effectivement échappé
à la confiscation des appareils mais que nous sommes
étroitement surveillés : des Men in black parcourent
continuellement toute la salle et j'en vois avec des jumelles
spéciales pour repérer les petits malins dans
l'obscurité de la séance. Nous sommes prévenus
: au moindre faux-pas, la séance s'arrête...
Pas de John Lasseter en vue mais deux autres personnes de
Pixar (ne me demandez pas les noms) qui nous proposent quelques
photos commentées sur la préparation du film,
entamé voilà 5 ans. Certains de mes voisins
de fauteuils bavent devant les locaux Pixar...
Puis petit cadeau : la première bande-annonce du prochain
Pixar, Ratatouilles, prévu pour 2007. Hum, pas
mal, ça donne envie en tout cas.
Deuxième cadeau, un court titré One Band
Man (L'homme orchestre) où deux hommes orchestre
rivalisent de talent et de castagne pour tenter de gagner
la pièce de cette innocente petite fille. Innocente
? Vraiment ? Hilarant et grandement applaudi...
|
Puis commence Cars. L'histoire de Flash
Mc Queen (j'utilise les noms VF), le nouveau bolide
des courses américaines, sur le point de remporter
la Piston Cup. Il est sûr de lui, capricieux,
orgueilleux, dragueur... mais se retrouve sans le vouloir
dans le bled paumé de Radiator Springs, en compagnie
des ploucs du coin, en tout cas à ses yeux. Comment
vite partir de là ? Pas évident, surtout
avec son caractère qui ne lui fera pas se faire
que des amis...
Soyons honnêtes : les bande-annonces vues jusqu'à
présent ne m'avaient pas du tout convaincue.
Eh bien, le film non plus.
Techniquement, rien à redire. C'est ahurissant.
Les scènes de courses notamment sont hallucinantes,
on sent quasiment la gomme chauffée sur le goudron.
Les voitures, pourtant stylisées de manière
anthropomorphique donc pas réalistes, s'intègrent
parfaitement, on s'y croirait. Dommage alors que l'histoire
ne soit, à mes yeux, pas à la hauteur.
Le scénario est basique, prévisible et
bourré de bons sentiments. Oh, certes, les précédents
Pixar jouaient aussi la corde sensible classique mais
regorgeaient d'un humour hilarant qui arrangeait bien
les choses. Mais Cars ne m'a pas vraiment fait
rire. Oui, c'est toujours autant bourré de détails
minutieux dont certains très drôles. Mais
aucun moment ne me revient clairement en mémoire
comme un grand moment comique. Ce n'est tout simplement
pas le but du film.
Mais on se retrouve alors avec une bonne morale un peu
fadasse genre "les bouseux de la campagne, ils
ont l'air cons comme ça mais ils sont vachement
mieux que tous ces crétins de la ville qui ne
pensent qu'au pognon". Mouais... Pas très
subtil tout ça.
En fait, on a un peu l'impression qu'ils se sont réunis
chez Pixar en se disant "Bon les gars, faut qu'on
fasse un film bien familial, pas un gramme de noirceur,
pas de sang, pas de mort, rien... quelle bonne vieille
valeur on utilise cette fois-ci ?" "La famille
?" "Ah non, ça on l'a déjà
fait avec Nemo et Les indestructibles,
c'est trop tôt !" "Et pourquoi pas l'amitié
?" "Ah ouais, la force de l'amitié,
c'est bien ça, on va mettre des grosses bagnoles
qui font du bruit, des sentiments ras les pâquerettes,
on rajoute un côté "ah ouais, la vie,
c'était mieux avant" et ça va marcher...".
Et hop. Les personnages sonnent un peu creux bien qu'attachants
et le tout ne va pas très loin. Alors, c'est
efficace, oui, mais c'est formaté et consensuel
et la fin est un peu niaise et cliché. Et puis,
la route 66 est mythique, certes, mais j'avoue ne même
pas savoir pourquoi... Sachant qu'elle est quasiment
un personnage à part entière du film,
ça casse un peu.
Au final, on passe un bon moment mais j'ai regardé
ma montre. Et je sors sans avoir été touchée
et le début de standing ovation s'est faite sans
moi. Certes, dans Azur et Asmar, il y a un message
évident, connu (l'ouverture aux autres différents
de soi) mais on sent que c'est ce message précis
qui tenait à coeur à Ocelot, qu'il voulait
faire partager, ajouter sa petite pierre à l'édifice
d'une utopique paix. C'est sincère et honnête
et cela touche. Dans Cars, le message porte tout
le film en étant déjà vu et sans
profondeur, consensuel et sans personnalité,
juste histoire d'être là et de faire la
morale aux petites têtes blondes "l'amitié,
c'est vachement bien".
Quant à la fin, si chacun des deux films jouent
l'habituelle carte du happy ending (on s'en doute...),
celle d'Azur et Asmar donne l'impression d'un
choix conscient d'Ocelot, un but à atteindre
pour l'homme selon lui, un idéal, bref il cherche
à faire passer quelque chose de très personnel.
Celle de Cars est juste consensuelle, convenue,
prévisible, cliché, digne des téléfilms
Disney pour Noël. Un peu faible tout ça...
Alors Cars n'est pas une déception car
la bande-annonce me le criait déjà : ce
film n'allait pas faire partie de mes préférés.
Et ça s'est juste confirmé.
A noter qu'il sortira le 14 juin en France (on l'a vu
à Annecy 2h avant l'ouverture des salles américaines)
et le générique de fin est tout de même
à ne pas louper...
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En pleine course...

Vers l'infini et au-delà...

Arrivée en ville discrète...

De nouveaux amis ?

De quoi se dérouiller le pot d'échappement... |
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Bon, 18h35, je sors et je vois que je viens
de rater mon bus, le prochain à 19h10. Trois séances,
c'est vraiment ma limite par jour. Et c'est là que
se finit cette 30ème édition du Festival pour
moi... Et demain soir, le Palmarès, j'espère
y retrouver des films que j'aurais vus cette semaine.
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