Premier jour: lundi 2 juin 2003
Bon, on y est enfin, c'est aujourd'hui le début du 27ème Festival d'Animation d'Annecy. Ma première séance est censée être à 10h30 dans la Petite Salle de Bonlieu pour voir le programme 3 des films d'école et de fin d'étude. Quoique...

9h25: il est à quelle heure le bus au fait ? 9h30 ? M**** !!! * cours, cours, cours * Ouf, enfin un chauffeur cool qui ne se met pas à accélérer en fixant sadiquement les malheureux retardataires (histoire d'augmenter la rage des dits-retardataires d'avoir loupé leur foutu bus...). Je monte, je m'installe, super, je suis déjà en nage, j'ai mal dormi, oula, je le sens bien ce Festival...

A côté du Paquier, les affiches du sponsor Cartoon networks...On arrive devant le Paquier devant le lac, les décorations ont enfin été installées (drapeaux, échafaudages, cabanes de location de vélos...). Enfin presque toutes, où est donc la boule du Festival (une boule bleue qui trône normalement sur le Paquier) ? Hum, c'est moi ou l'endroit fait désertique ? Je me suis gourrée de date ? C'est pas aujourd'hui que ça commence ?
Bon, on arrête de râler... Je dois aller chercher mon guide horaire l'Essentiel à l'accueil, un peu de queue pour se mettre dans le bain, mais bon, décidément ça se confirme, c'est drôlement calme ce matin... Et, horreur, que vois-je ??? Les sacs des accrédités !! Ils ne sont même pas moches !! Après la besace jaune flashy made in Teletoon de l'année dernière, voilà la besace noire Cartoon networks de cette année... Ma foi, elle a de la gueule, mais inconvénient: on ne peut plus repérer les Festivaliers à deux km, même pas drôle...

Première vue de Bonlieu, vers 9h30, les premiers festivaliers arrivent...10h: je prends le temps de faire quelques photos, histoire d'illustrer cette page d'un peu autre chose que mes (longs) blabla...

10h10: un petit tour dans la ville et me voilà au rendez-vous devant BDFugue à Bonlieu pour retrouver l'agent E., aussi nommé Oeil de feu (ou Feu de l'oeil d'ailleurs, allez savoir...) qui va devoir me supporter cette semaine (avant peut-être de se faire seconder par un autre agent dès mercredi). On discute, on regarde les Festivaliers s'activer (un peu mollement mais s'activer quand même), je me rends compte que la séance où je compte finalement aller n'est qu'à 11h (oui, j'ai abandonné l'idée d'aller voir les films d'école)... Bon, ok, on continue à discuter et après m'être jetée sur le volume 2 de Quartier lointain à BDFugue, on finit par se poser dans le début de file qui commence à se former devant une entrée du Théâtre (capacité: 960 places et Monsieur E., après test, confirme que c'est plutôt confortable). On remarque un certain nombre de gars un peu paumés, ne sachant pas trop où sont les salles, ni ce qui est diffusé ("Big sleep" dis-je avec mon incroyable accent de la banlieue profonde de Londres à un festivalier anglophone paumé...).
La grosse déco de Bonlieu, scène pour les musiciens de soirée...Programme: Le Grand Sommeil. Le principe, comme l'explique Serge Bromberg en début de séance, c'est que chaque année en ouverture du festival, on rende hommage aux disparus de l'année en diffusant certains de leurs films...
Bon, on commence bien sûr par la fameuse bande-annonce du lapin, sans le son pendant les premières secondes, les aléas techniques... Puis la première bande-annonce signée par des étudiants des Gobelins, la célèbre école de l'animation parisienne, ambiance visuelle superbe, humour noir, une sorte de détournement des films d'horreur pour ado... Les premiers avions du Festival commencent à voler, malgré le calme de la salle...
Bon, ok, rendons hommage aux disparus. C'est un peu dommage de se dire qu'on entend parler de quelqu'un pour la première fois après sa mort mais bon...
On commence par deux films auxquels Ward Kimball a participés. Ward Kimball, vous ne connaissez certainement pas son nom mais il y a de fortes chances que vous ayiez déjà vu son travail. Il a été 39 ans chez Disney, c'est le créateur de Jiminy Criquet (Pinocchio), de la séquence des corbeaux dans Dumbo ainsi que de la séquence du carrousel de Mary Poppins, séquence qu'on a pu revoir en VO. On a également pu découvrir un court-métrage qui lui a fait gagner un Oscar, Toot, Whistle, Plunk and Boom, le style de cartoons Disney musicaux des années 50, nous présentant de manière chantée 4 instruments de musique. Voilà de quoi commencer ce programme de manière fraîche et joyeuse, ce qui n'a pas été exactement le cas de la suite...
Un autre point de vue, histoire de...Par exemple, les deux courts-métrages de Ronald Bijlsma, hollandais né en 1934 qui cofondera entre autre ce qui deviendra la Holland Animation Association. On découvre donc dans Brainwash, court de 1973, un monde froid et militaire, où personne ne peut faire ce qu'il veut et où la seule chose à faire est de penser constamment aux deux dirigeants de ce monde. Quand un être pense à autre chose, la musique, les jolies filles, la fête, il est automatiquement détecté et subit un lavage de cerveau... Ce qui n'empêche pas un rebelle de continuer à penser joyeusement, au son de son trombone, tentant même de convertir la foule inerte à la fête... Ce qui échoue... Un film donc assez noir, absurde, un peu déroutant...
On continue avec Back to the Inckwell, court de 1992, où un clown créé avec un peu d'encre un personnage minuscule qui vivra quelques aventures assez burlesques, finissant ses jours avec son créateur et... Betty Boop.
La boutique du Festival, toujours dans Bonlieu, toujours le matin, vers 10h10...Puis vient le tour de Martial Wannaz, né en Suisse en 1945, entre autre cofondateur des Journées internationales du film d'animation (dont est issu le Festival)... Le premier court que l'on nous présente, La cage du loup de 1977, est des plus déroutant. Un décor unique sur lequel évoluent 2 personnages noir et blanc dessinés de manière très réaliste, un personnage au pied attaché à un piquet par une corde que l'autre viendra délivrer avec un couteau, couteau qui finira par le tuer... Ce qui se dégage de ce court est assez indescriptible, surtout l'ambiance musicale, que j'ai trouvée assez atroce, aussi bien par le volume (le son était un peu fort à mes oreilles, surtout avec les notes stridentes qui déchirent les tympans) que par les sonorités discordantes et assez obsédantes, bref parfaite pour faire monter le stress sans qu'on s'en rende compte, ça fout assez mal à l'aise... Etonnamment marquant pour moi...
Le second court, de 1987, Douce nuit, est l'adaptation d'une nouvelle. Dans une maison, une chambre, une femme dit à son mari qu'elle ressent de l'angoisse, que quelque chose se prépare. L'homme regarde dehors, il ne voit rien sauf une lune magnifique... Mais pendant ce temps, de multiples drames se jouent dans le jardin, les animaux se battent, se dévorent pour survivre, la grenouille mange la luciole, le serpent mange la grenouille, la chouette mange le serpent... Chaque animal était représenté par son chant qu'un instrument reproduisait... Une ambiance calme d'apparence mais tragique finalement...
Et puis enfin, A la recherche d'Adèle, court de 1993 dans lequel Wannaz se met lui-même en scène, feuilletant une BD noir et blanc de Tardi je crois... On suit donc Wannaz tournant les pages de la BD, ainsi que la BD elle-même dans laquelle on voit les personnages s'animer, bouger de case en case, pour que finalement la BD et la réalité se rejoignent... Plutôt plaisant...
A la fin de ces courts-métrages, tout le monde a commencé à partir mais il restait un petit reportage sur un réalisateur décédé en mars 2003, Stan Brakhage. Reportage diffusé il y a peu sur Arte, nous permettant de découvrir un homme assez étrange dans ses réalisations... Jugez plutôt, dans ses derniers films, il avait pour but de mettre sur pellicule les images qui lui venaient quand il se frottait les yeux... Dit comme ça, c'est déjà spécial, mais à voir, c'est réellement bizarre... D'autant plus bizarre quand je me suis rendue compte que c'était limite hypnotique à force de fixer l'écran... Bref...

Un petit coin calme... Faut reconnaître, c'est désertique... Pourtant, dans ce complexe ciné, deux salles sont des salles de projection du Festival.... Mais bon, il est 12h30...12h20: l'heure du casse-croûte... Monsieur E. ne sachant pas où est la salle Pierre Lamy où il compte voir quelques films, je lui sers de guide... Quoique, vu que je n'ai strictement aucun sens de l'orientation et qu'on n'a pas franchement pris le chemin le plus simple, je ne suis pas sûre que ça ait servi à grand-chose :) On s'achète un sandwich en cours de route (grande cuisine, cette semaine), on se balade dans Annecy, on prend quelques photos, on revient sur Bonlieu.

13h: je pique un catalogue de la boutique du Festival (Aie, je vais faire des folies...), on va jeter un oeil à l'expo de Bonlieu. Le thème ? Les créations des étudiants des Gobelins. Les images, croquis, story-boards qui ont permis la création des bandes annonces des Gobelins depuis 1993, ainsi que la diffusion en boucle d'un certain nombre de ces petits moments d'humour, d'ironie et d'imagination...

13h30: on s'installe dans la file pour entrer dans le théâtre avec au programme les films de télévision numéro 1. On s'installe au milieu d'une rangée, nickel pour voir l'écran mais Aïe les genoux, ça va faire très très mal en sortant... La salle se remplit rapidement et même si elle n'est pas pleine à craquer, il y a pas mal de monde et bon nombre d'étudiants, autant dire que les avions ont vite commencé à fuser de partout, les quelques heureux chanceux ayant réussi à atteindre la scène sont salués par de chaleureux applaudissements... Bande-annonce du lapin, déjà célèbre, bande-annonce des Gobelins, toujours bien depuis ce matin... Bon, les films de télévision. Sept en tout.
VerteVerte de Serge Elissalde, 25 mn, France, version originale française: Verte, jeune gamine timide, n'est pas vraiment aussi ordinaire qu'elle aimerait. Sa mère Ursule est une sorcière fière de l'être et prête à tout pour que sa fille suive ses traces d'adepte de bave de crapauds et autres sorts. Verte pense n'avoir aucun pouvoir mais sa pétillante grand-mère, Anastabotte, mamie branchée qui écoute de la techno et surfe sur le net, va lui prouver le contraire. Au grand dam du jeune Soufi, copain de classe de Verte qui va vite trouver sa place... Un dessin animé drôle et tendre, pas avare en dialogues directs et marrants, avec des personnages plutôt sympa, une animation et un dessin tout à fait adaptés...
Pororo the Little Penguin "It's all right", de Hyun-ho Kim, 5 mn, Corée du sud, VOSTF: une petite journée dans la vie de Poby, l'ours polaire et ses amis dont Pororo le petit pingouin qui va quelque peu enchaîner les bêtises... Le tout est en 3D ordinateur, c'est un dessin très mignon, mais c'est pour les plus jeunes, bourré de bons sentiments et de gentillesse...
Ratz "Salut ma poule"Ratz "Salut ma poule" de François Reczulski, 10 mn, France, version anglaise sous-titrée français: sur un bateau, Benny le cuisinier ramène une poule pour servir une poule au riz pour le dîner. Razmo, pas bien réveillé pourtant, va soudain retrouver la pêche pour sauver cette malheureuse poule et va tout faire pour la faire voler... Il faut reconnaître que c'était assez hilarant, ça allait à cent à l'heure, pas avare de bons mots, d'ironie, de burlesque à la Tex Avery, la pauvre poule qui en voit de toutes les couleurs pour apprendre à voler avec ses deux malheureux bouts d'ailes minuscules et Razmo tout fier de lui et de ses inventions farfelues... un très bon moment...
Penguins Behind Bars de Janet Perlman, Canada, 23mn, VASTF: Doris, une dame pingouin de bonne famille s'est entichée du beau Charlie, voleur de perles qui va se servir d'elle pour un de ses casses... Doris finira en prison pour 10 ans et devra apprendre à dompter sa timidité et sa naïveté pour survivre malgré tout, sous les conseils avisés de Millie, une autre détenue... Un dessin assez simple du fait de son utilisation des animaux au lieu d'humains, mais pour parler d'un sujet pas des plus rigolo... Plutôt bien fait même si je lui ai trouvé quelques longueurs...
Nana "The Alarm Clock" de Mitsue Haya qui, comme son nom l'indique, bosse en l'Italie, 6mn en VASTF: Nana, jeune gamine, va apprendre à son réveil matin en quoi il est utile... Bon, c'est plutôt pour enfants, le tout est en pâte à modeler, c'est plutôt bien fait...
Atash Neshan (Fireman) de Ravanbakhsh Sadeghi, Iran, 3mn, version iranienne sous-titrée français: on pourrait appeler cette série une série à but éducatif. Les trois saynètes sont axées sur le pompier qui va aider des enfants victimes d'accidents domestiques. A retenir ? Ne pas jouer avec des pétards à coté de produits inflammables, éviter de balancer des allumettes allumées sur de l'essence et ne pas jouer avec les boutons de l'ascenseur... Etonnant mais cette série a eu un succès énorme... Pourquoi ? Il y avait un tel 1er degré, un tel côté naïf et direct, que l'apparition du pompier sauveur d'enfants tout en faisant la morale finissait par en devenir tordante (la salle hurlait à son arrivée) malgré les situations ignobles que vivaient les gamins... Et puis n'oublions pas le sous-titrage français, digne des traductions mot à mot d'altavista, et donc tordant...
Albie "Quick on the Draw" de Francis Vose, Grande-bretagne, 10 mn, VASTF: Albie, jeune gamin constamment ennuyé par sa grande soeur, a une imagination débordante. Le voilà dans un rêve entouré d'animaux qu'il a dessinés qui vont lui faire vivre des aventures un peu folles... Plutôt marrant, imaginatif...
On quitte rapidement la salle, une dame âgée descend les escaliers à côté de moi, elle manque de tomber et je me rends compte que, vu l'état désastreux de mes genoux, je ne suis guère plus stable sur mes pieds qu'elle...

Robota15h40: A peine sortie du Théâtre, je me remets de suite dans la file pour y re-rentrer... Monsieur E. file pour sa part du côté de la Petite Salle (à 20 mètres de là) pour suivre The Animated Century. De mon côté, c'est parti pour 84 mn de films de commande. Je m'installe, cette fois-ci en prenant bien soin de me mettre en bout de rangée de manière à étaler mes jambes (histoire de ne pas finir sur une civière au bout d'une semaine). La salle se remplit, se remplit... Pas mal de monde, beaucoup d'étudiants qui adorent déjà la bande-annonce du Lapin ("A poil le Lapin" ai-je entendu...)...
Bon, je ne vais pas parler de tout ce qu'on a vu, parce qu'avec 63 films, pubs, clips, on en aurait pour un moment. Un sentiment général plutôt, du bon, du bof, mais rien de vraiment génial... Déjà, un certain nombre n'étaient pas du tout sous-titrés ce qui fait qu'on ne comprenait pas toujours vraiment le but... Il y en a où je n'ai strictement rien compris et vu le manque de réaction de la salle, je ne devais pas être la seule (sans oublier un gros cafouillage technique sur un des films dont on n'a pas vu la moitié)... De plus, on a commencé par un film qui a refroidi tout le monde d'un coup.
NSPCC "Cartoon"NSPCC "Cartoon" de Russel Brooke, Grande-Bretagne, 1 mn, VO. Mélange d'images réelles et de dessin animé pour traiter un sujet difficile: les enfants maltraités. L'enfant du spot était battu, brûlé à la cigarette, poussé dans les escaliers... pour finalement ne pas se relever du fait de ne pas être un personnage de dessin animé... Autant dire que ça a remué un peu tout le monde... Marquant et efficace, mais d'autant plus dur du fait de l'utilisation des codes cartoons habituels: les personnages à la Tex Avery qui subissent tout et n'importe quoi mais se relèvent toujours...
Par la suite, on a pu suivre quelques pubs connues en France (Dédé à gratter, Air France, Le mariage Caisse d'épargne...). Egalement un film publicitaire assez superbe en images de synthèse nommé Robota de Doug Chiang qui, vu le style du film, doit être le Doug Chiang responsable du design des derniers Starwars (que je trouve nuls niveau histoire, mais dont le design me plaît beaucoup)... On a aussi eu le droit à plein de pub pour TF! (émission jeunesse de TF1 voire même chaîne consacrée à ça, je ne sais pas exactement)... Une pub Microsoft qui s'est faite siffler par quelques uns (le beau Microsoft qui est prêt à tout pur permettre aux gentils n'enfants du monde entier d'accomplir leurs rêves, c'est un peu cynique tout de même...).
Shoot the dog Et puis finalement, quelques clips dont je n'avais jamais entendu parler des chanteurs (mais vu ma totale inculture dans le domaine, c'est pas très étonnant), hormis Shoot the dog de Georges Michael, dernier clip présenté, tournant en ridicule Georges Bush, Tony Blair et sa femme, la famille royale d'Angleterre. Clips qui d'ailleurs avaient tous leur intérêt, car même si on n'accrochait pas forcément à la chanson (aucune ne m'a fait fuir tout de même), il y avait toujours un petit quelque chose qui accrochait l'intérêt (eh oui, même la comptine pour endormir l'enfant qui ne veut rien savoir "Un trésor dans mon jardin", un petit clip assez festif qui a fait taper dans les mains en cadence une partie de la salle...).
Et tout ça, c'est bien gentil mais on est super à la bourre, il est 18h25, la séance suivante devait commencer à ... 18h, dans cette même salle. Je sors, je retrouve difficilement Monsieur E. dans la foule et lui fait comprendre que je m'en vais. Je devais aller avec lui voir les courts-métrages en compétition, mais vu l'heure, ça allait se finir super tard, j'allais louper le dernier bus, bref, je rentre... Et puis, j'ai un résumé à écrire moi... :)
D'autres films sont projetés ce soir, aussi bien aux séances officielles de 21h et 23h que sur le Paquier où des groupes musicaux vont se succéder avant la diffusion sur écran géant de Spike & Mike's Sick and Twisted Musical Show. De plus, c'est également ce soir qu'a lieu la Cérémonie d'ouverture durant laquelle sera diffusé Les Enfants de la pluie, séance sur invitation uniquement. Egalement à signaler à 21h à la salle Jean Renoir le gagnant de l'année dernière, Mari Iyagi.

Impressions après cette première journée ? Mitigées... J'ai du mal à rentrer dans ce Festival, sans trop savoir pourquoi... Je manque de curiosité et je n'arrive pas à trouver la petite pointe festive et joyeuse, je trouve même ce début un peu trop calme et morne à mon goût... On verra demain, avec l'entrée en scène des longs métrages, en commençant par Kaena...

Au juste, Momo de Mangajima a également suivi une partie de cette première journee du Festival, je vous invite donc à découvrir son compte-rendu.

Retour à l'accueil du Festival