Mercredi 5 juin, troisième jour...

Il va me falloir 15 jours de repos pour récupérer je crois :)

10h15, entrée du théatre...
Mari YiyagiPetites courses à la Fnac... blabla... arrivée à Bonlieu... blabla... File d'attente... blabla... attendu quelques minutes dans la foule... blabla... donner ticket... blabla... installer dans la salle... Rien que de l'habituel. Hormis le fait que j'étais installée à côté du grincheux de service, qui râlait donc pas définition sur tout: les avions qui volent (je m'en suis pas pris un de la journée, je progresse :)), la bande annonce avec le célèbre "le lapin, le lapin, ououououou", les applaudissements quand on a vu la troisième bande annonce de l'école des Gobelins (très marrante), et quand le réalisateur du film qu'on allait voir s'est levé et que le public a donc applaudi, j'ai eu droit au commentaire "pfff, faut être idiot pour applaudir alors qu'on ne sait même pas si ce qu'il a fait mérite des applaudissements... ces jeunes qui font tout le temps du bruit...". Restons zen...
Le programme de ce matin ne me donne guère d'indication... On va voir le second long métrage en compétition, "Mari Yiyagi" du sud coréen Sung-gang Lee, en coréen sous titré français. L'histoire en quelques mots: Nam-woo est un jeune homme habitant de Séoul tout ce qu'il y a de plus ordinaire. Un jour, le meilleur ami de son enfance,qu'il n'a pas revu depuis des années, le rappelle et ils se retrouvent pour dîner. Ils échangent des souvenirs et se remémorent le bon vieux temps. Son ami, Joon-oh va partir 3 ans et lui remet en cadeau une petite boîte, qui va ramener Nam-woo des années en arrière, quand ils n'avaient que 10 ans, étaient des amis inséparables, et vivaient dans un petit village de pêche. C'est bientôt les vacances et Joon-oh va bientôt partir vivre à Seoul. Dans une petite boutique, Nam-woo tombe sur une petite bille de verre qui attire son attention, il va alors rencontrer Mari...
Ce film est superbe, c'est mon gros coup de coeur... Le style de dessin est assez original, quand on est habitué aux seuls disney et quelques animes japonais. Mais loin d'être désagréable, on se prend très vite au jeu. L'animation n'a aucun problème. La musique est magnifique. Et surtout... Ce film est beau, émouvant (j'en avais les larmes aux yeux à la fin), très humain, avec un côté très onirique et le doux parfum de l'enfance et de l'innocence qui se dégage. Rajoutez là dessus une petite pointe de mélancolie et le compte y est. On y retrouve un côté un peu Miyazaki, dans certains décors (la forêt des rêves de Nam-woo me faisait penser àa la forêt de Nausicaä, la grosse bestiole à Totoro), et dans l'ambiance innocente et onirique, un peu comme dans Chihiro. Attention, ça reste bien sûr un film très différent d'un Miyazaki, avec ses (nombreuses) qualités propres... Sensible, avec une part de rêve qui se glisse au milieu du quotidien. On voit très peu Mari, mais son monde semble dégager un réel sentiment de calme, de force et de plénitude. Alors pas de gros monstres, de gros méchants, juste le souvenir d'enfants, on ne cherche pas à tout expliquer, on voit et on se laisse porter, c'est un peu magique. Notamment la scène du phare dans la tempête, les différentes scènes entre Mari et Nam-woo, le personnage de la jeune Sook... Je ne savais pas du tout à quoi m'attendre et j'ai été charmée...
Pour la peine, je me suis achetée un petit poster de Chihiro à la sortie :)
PS: si vous voulez des liens pour Mari Yiyagi:
- http://www.mymari.com/mari_eng/index.htm
- http://www.asiandb.com/browse/movie_detail.pfm?code=5256&mode=stuff

14h, théatre...

Nickel, j'ai pu rentrer dans la salle à 13h40 et m'installer tranquillement. A coté de moi s'installent une mère et son jeune fils. Elle me demande le programme, ils sont juste venus voir un peu ce que c'était que ce festival et ne savent pas trop à quoi s'attendre. Je leur parle du programme de l'après midi, et leur parle d'un film qui passe à 16h, interdit au moins de 12 ans (réaction immédiate du fils: c'est que ça doit être bien alors !). Bon ils n'ont pas eu de chance car le programme de 14h, films de télévision numéro 3 était loin d'être vraiment passionnant.
- The adventures of Bip & Bap de Toshikatsu Wada (Japon - 5 mn). Bon si on espérait découvrir un épisode d'une série tv comme les fans de japanime connaissent, à la cowboy bebop ou escaflowne, forcément là on est déçu. Le réalisateur est bien japonais, mais bon faut le savoir :) Sympa, surtout techniquement, vu que tout était fait à partir d'éléments découpés dans du papier, la manière dont c'était animé rendait vraiment bien. Bon pour le reste niveau histoire, j'avoue à peine me souvenir de quoi ça causait, une histoire de détectives et de voleur...
- Le rat record de Jan Van Rijsselberge (France - 1 mn). Mouais... L'histoire d'un rat qui veut absolument battre des records du monde, quelque soit la catégorie. Pourquoi pas...
- Timoon and the Narwhal de Natalia Orlova (Russie/GB/Canada - 13 mn). Un film qui met en image une légende du grand nord je pense, la vie d'un jeune eskimo aveugle et l'amour qu'il porte à sa tante... C'était pas mal du tout, animé un peu bizarrement, et surtout c'était en anglais non sous titré (autant dire que le jeune à côté de moi était vachement content vu qu'il n'a rien compris aux dialogues).
- Teodulo de Pedro Aran (Espagne - 20 s). On voit un perso avec des gants de boxe, il se secoue, et voilà fini... J'ai pas trop compris le but. Personne dans la salle n'a trop compris d'ailleurs parce que les applaudissements, un peu maigres, ont été assez tardifs, on attendait tous la suite de l'histoire mais elle n'est jamais arrivée :)
- Jimmy Neutron "Old Dog, New Tricks" de John Davis (USA - 1 mn 28). Jimmy Neutron est un jeune génie qui pour l'occasion a fabriqué un robot chien. Rencontrant dans un parc une copine qui balade sont chien super intelligent, ils s'affrontent pour déterminer quel chien est le meilleur. Trop drôle...
- Angelina Ballerina "The Ballerina Rag Doll" de Kitty Taylor (GB - 12 mn 15), en VOSTF. L'histoire de la petite Angelina, souris de son état, qui vu qu'elle est maintenant une grande, décide de se débarasser de sa vieille poupée de chiffon mais finit par le regretter. C'était mignon tout plein, mais bon c'était surtout bien long, 13 mn de bons sentiments et de souricettes en tutu...
- Zoé Kezako de Serge Ellissalde (France - 2 mn 11). La vie d'une petite chieu... fille qui n'a pas la langue dans sa poche. J'aurais espéré quelque chose d'un peu plus corrosif, un peu moins politiquement correct et convenu...
- The Santa Claus Brothers de Mike Fallows (Canada - 47 mn 18). Animation 3D ordinateur, techniquement pas de soucis. Mais putain ce que c'était CHIANT !!! Surtout que c'état en pure VO, sans aucun sous titre, et 47 mn comme ça, c'est vite chiant... Surtout que bon l'histoire, les 3 fils du père noël qui doivent découvrir ce qu'est l'esprit de Noël avant de devenir à leur tour de vrais Pères Noël, c'est sympa 2 mn mais plus... J'étais à deux doigts de me tirer, surtout que j'avais une envie de piquer un petit somme assez énorme...
Bref un peu déçue sur ce coup là, je me suis pas mal ennuyée... Tant pis, direction la salle Pierre Lamy pour voir un programme spécial Rires (oui, oui, faites moi rire, ça me réveillera)

15h45, Salle Pierre Lamy...
Quel temps pourri, ça caille et il pleut... Enfin bon je m'installe et je me rends compte des énormes défauts de cette salle de ciné de fortune: fauteuils pas du tout confortables (impression de s'assoir sur une planche de bois), pas de places pour les jambes, et surtout le sol est plat, et donc si on a quelqu'un de grand devant ça, on peut dire bye bye à l'écran... Pendant 80% du temps de la séance, j'ai donc pu oublier 20% de l'écran, masqué par une tête...
Alors le programme de la prochaine 1h30: Eclats de rires, sélection de films par Wendy Tilby. Dans l'ensemble, oui sympa, m'enfin je n'ai pas ri aux larmes non plus... Le premier choix était très drôle (Panique au village, "le gâteau", de Aubier/Patar, Belgique, 4 mn). Le village des idiots, plus absurde que drôle, mais sympa. The Great toy Robbery, pas mal non plus, un cowboy pleutre et maladroit héros malgré lui. Pour le reste, on dira que je n'ai rien capté du tout à "Flying Nansen" (mais vraiment rien capté, fallait rire ?), j'ai souri un peu à "My favourite things that I love", plutôt amusé à "Special delivery", je me suis demandée où j'étais à Primiti too taa (en gros on avait des lettres tapées à la mchine qui apparaissaient à l'écran... budget: le prix de quelques feuilles et d'une machine à écrire). Et pour le dernier, c'était "Wallace et Gromit", de Nick Park, "the wrong trousers". J'avoue là, j'ai presque dormi (disons que j'ai eu quelques absences :)). Non pas que c'était nul, loin de là, m'enfin je l'ai déjà vu un certain nombre de fois, alors forcément... :)
Bref c'était sympa... mais bon sans plus, j'ai découvert des films intéressants, voilà :)

Que va donc me réserver la journée de jeudi...