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Le samedi se déroule d'une manière différente vu que j'ai de la famille qui arrive pour voir un peu ce qu'est ce fameux Festival d'Angoulême. Les attendant, je suis le début de la table ronde intitulée « La critique manga est-elle nulle ? », faisant intervenir Nicolas Penedo journaliste à Animeland, Hervé Brient créateur de la revue Manga 10 000 images ainsi qu'une troisième personne dont j'avoue ne pas avoir retenu le nom, je me souviens simplement qu'il est journaliste pour divers périodiques et qu'il fait partie de la l'ACBD, l'association des critiques de BD. Le débat est animé aujourd'hui encore par Stéphane Langevin... et mon téléphone a sonné avant que les discussions ne commencent réellement.

La journée est tout de même bien remplie et me permet de me rendre compte de l'étouffante chaleur qu'il y a dans les bulles aux heures d'affluence – je plains les auteurs en dédicaces, entourés par la foule sans le moindre accès à un peu de lumière du jour et de fraîcheur – et de la cohue qui empêche quelque peu d'approcher les stands des éditeurs. J'entends également dire que toutes les places pour l'avant-première de Ponyo sur la falaise de ce soir sont parties en moins de deux heures.

La foule du samedi...

A 13h, on assiste à la conférence de Greg Hellot, directeur éditorial de Kurokawa, sur Le manga pour les nuls. En près de deux heures, il présente donc aux curieux qui ne connaissent pas grand chose au manga les différentes clés qui pourront leur permettre d'aller plus loin, en commençant par l'explication des clichés que la BD japonaise se trimballe depuis des années : pourquoi les personnages ont de grands yeux, pourquoi c'est si violent, pourquoi en noir et blanc...

Le manga pour les nuls de Greg Hellot

On aborde aussi évidemment le sens de lecture, les diverses catégorisations, comment reconnaître un manga pour jeunes hommes d'un pour petites filles (la taille de la poitrine d'un personnage féminin sur la ouverture donne déjà une indication), quelles sont les techniques utilisées pour intensifier la narration, la densité dramatique ou comique, etc. Le public semble en tout cas studieux et intéressé et Greg vend à fond la caisse les mangas Kurokawa au travers des nombreux supports visuels qu'il utilise pour illustrer ses propos (d'ailleurs, ça marche, j'en connais une qui a craqué sur Yotsuba...).

Une fois sortis de la salle et après une petite balade dans diverses bulles, on revient vers le Manga Building où Hiroshi Hirata est en pleine séance de dédicaces calligraphiques devant un public curieux et dense (d'ailleurs, quasiment plus aucune de ses œuvres n'est disponible à la boutique du dessus, toutes sont parties pour la dédicace).

Hiroshi Hirata

Pendant ce temps, Junko Kawakami est en pleine démonstration de son talent dans la salle Bunuel avec une tablette graphique alors qu'elle ne travaille toujours que sur papier... Pour une première, elle s'en sort très bien, pour le peu que j'ai pu en voir.

Junko Kawakami en pleine démonstration

La dernière activité de la journée se situe dans la Bulle Para-BD, que je découvre pour la première fois. Les amateurs de goodies, de figurines, de BD rares – qui est prêt à débourser 55 000 € pour une édition de 1930 de Tintin chez les soviets ? - et autres BD d'occasion doivent être ravis, il y a de tout...

La Bulle Para-BD

J'en termine alors avec ma seconde visite au Festival d'Angoulême, toujours aussi riche et foisonnant. Pas sûr que j'y revienne de sitôt tout de même, ce n'est pas la porte à côté...

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