Revenir aux commentaires
Cliquez sur les images pour accéder aux pages
(Les photos sont cliquables)


Que dire sur cette édition qui n’a pas déjà été dit ? Sans doute rien. Comme chaque année, il y a les déçus, les outrés, les ravis, les blasés, les envieux, ceux que l’on ne reverra plus là-bas et ceux qui pensent déjà à leur édition 2010.
Pour ma part, bilan un peu mitigé par ma faute, celle de ma flemme – et mon manque de sens d’orientation - de me bouger par moi-même vers les lieux où je voulais aller plutôt que suivre le groupe  sans trop savoir où ni pourquoi. Je ne sais pas si j’y retournerai ni quand mais je ferai un peu les choses autrement, sans doute, au lieu de me laisser porter.
Néanmoins, j’ai pu voir les personnes que je voulais, même si j’en connaissais peu, et discuter avec, ce qui reste mon occupation favorite - malgré mon manque évident de conversation - tant je ne vois personne le reste du temps en dehors des festivals.
J’ai également pu voir un grand monsieur en action, écouter des conférences et des débats enrichissants et goûter aux « joies » de la foule du samedi dans des bulles surchauffées...
Angoulême se fiche du manga ? Sans doute qu’ils ne maîtrisent pas trop le sujet en effet et qu’il y a beaucoup à redire là-dessus. Néanmoins, certes peut-être plus par obligation que réelle envie, le Manga Building est né et est depuis deux ans géré de belle manière en proposant à une foule bigarrée et pas forcément habituée d’en savoir un peu plus sur ces étranges BD venues de si loin. En terme de passerelles, ce n’est déjà pas si mal surtout quand on repense à la table ronde des libraires manga expliquant qu’à leur niveau, ils voyaient bien que le lecteur de manga n’était pas très curieux et fuyait la BD autre qu’asiatique ce qui ne pousse guère au dialogue entre deux types de publication pourtant si proches. Les éditeurs manga n’étaient d’ailleurs pas représentés en masse cette année encore. Le marché du manga reste après tout jeune et a connu une explosion très récente, peut-être faut-il laisser le temps à une nouvelle génération pour arriver et faire évoluer les choses.
Comme on l’a vu dans le débat « Vive la crise ? », la BD en général a déjà du mal à se placer dans les médias en dehors des articles plus axés sur des chiffres de vente que sur des auteurs, des histoires, difficile dans ce cas de voir l’arrivée massive et désordonnée du manga comme autre chose qu’une menace, un risque de perdre encore plus de place.
Je n’ai pour ma part qu’une vision très parcellaire de l’événement, un point de vue simplement extérieur et comprends que le prix du patrimoine attribué une fois encore à un Shigeru Mizuki sorti chez Cornélius, deux ans après le Grand Prix de NonNonBâ, soit quelque peu vu comme une facilité, une manière de donner quelques miettes pour se débarrasser de la question manga sans trop s’interroger. Peut-être… Allez savoir… Je serai pour ma part de l’avis de Benoît Peeters, proposant de s’intéresser à ce qui est positif, ce qui fonctionne plutôt que de s’étendre sur ce qui sent moins bon – sans pour autant l’occulter et se cacher la tête dans le sable.
Voyons donc simplement comme les choses évoluent au fil des années, des éditions, et apprécions simplement de pouvoir découvrir de belles et grandes BD, au travers du travail d’auteurs, d’éditeurs qui ne sont pas tous là simplement pour grossir les chiffres de leurs fichiers Excel…