Edito du dimanche 29 décembre 2002:

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Dans quelques jours, l'année 2002 refermera ses portes et 2003 commencera à nous offrir ses surprises... Je ne sais pas si de votre côté, le vieux barbu tout rouge a été sympa mais pour ma part, je n'ai pas à me plaindre cette année ;) Résultats, je passe mes quelques jours de vacances sans m'occuper du site (ça se remarque quelque peu non ?), ma motivation ces derniers temps étant au plus bas, aidée en cela par quelques jeux video trouvés sous le sapin voilà quelques jours... Peut-être mettrai-je en ligne ces prochains jours une ou deux critiques, mais admettons-le, ce n'est pas franchement dans mes priorités en ce moment...
Néanmoins, je vous souhaite une bonne année 2003 et vous laisse en compagnie de michael qui nous propose le dernier édito de l'année...


"Salutations amis mangaversiens, c'est donc à mon tour, en ces festifs temps troublés, de rédiger un édito.
Lorsque je me suis proposé à notre petite fée de le faire, je souhaitai aborder cette "ineptie" (qui parait pourtant légitime) revenue plusieurs fois sur le forum : la lassitude des mangas.
Allons-y gaiement.

Je m'écarterai d'emblée du rapport de consommation que nous entretenons avec les mangas, et qui joue un grand rôle dans cet "ennui", pour me concentrer sur leur contenu.
La production des mangas bat son plein, ce n'est pas nouveau, mais c'est l'adaptation qui est en pleine croissance chez nous, et ses différentes branches (surtout shônen et shôjo, nous sommes d'accord) sont déjà saturées. Ainsi, après une ou deux séries pionnières, qui sont des succès retentissants, nous avons droit aux éternels clones tant caricaturaux que commerciaux (quelle originalité de discours...). Mais pourtant...
Illustration de base : en shônen, les communs Naruto (malgré deux superbes premiers tomes), Yu yu Hakusho (malgré quelques personnages bien marquants) et Rave (malgré rien du tout) côtoient les palpitants HxH (pas dans sa totalité, certes), Shaman King (après 10 tomes, certes), Hikaru no Go (nous n'en sommes pas encore au volume 2, certes) et même le superbe GTO (Onizuka est un obsédé, certes).
Où est-ce que je veux en venir ? Nous verrons plus tard...

Mais malgré tout, lors de l'arrivé d'une nouvelle série en France dont je n'ai pas entendu parler, j'ai d'emblée une sorte d'à priori "négatif", blasé, ayant "déjà tout vu"... Et cependant, je ne me lasse pas d'être surpris, allant de bonnes rencontres à d'excellentes découvertes, et toutes ces claques données par ces magistrales oeuvres me donnent à la fois raison de me méfier de la masse, et tort, car les expériences qu'ils me font vivre me retournent la tête parfois.
Je n'en ai pas marre (cf. topic de Key), car la lecture d'auteurs tels que Urasawa, Taniguchi, Endo, Mochizuki, Watase, ou encore les Clamp, me font m'avouer que je suis un passioné, tout simplement, et tant que je ne me figerai pas sur cette passion, que je resterai "ouvert", elle continuera à m'apporter beaucoup, sans devenir pour autant malsaine (cf. magnifique édito de jolan).

J'en viens à me dire que les mangas sont comme les gens : la masse est commune et s'inter-imite, elle peut être distrayante, bien entendu, mais n'apportera rien de franchement nouveau et d'enrichissant à notre champ d'expérience, et surtout, parmi cette "masse", il y a des chef-d'oeuvres, qu'il ne faudrait pas manquer.

Pour finir, si nous aimons les mangas, ce n'est pas que pour l'attrayant format, le prix en général bon marché, les dessins, l'histoire et la naration au minimum plaisant, mais aussi car ils sont une ouverture sur une autre culture, et sur une communauté.
Je tiens d'ailleurs à remercier ce site et à m'incliner une nouvelle fois devant le travail titanesque (tant quantitatif que qualitatif) qu'abat sa webmestress, en concluant sur ces mots: MANGAVERSE, je suis Morgan de toi.

merci de m'avoir lu et bonne année à tous ;)

michael"