Edito du dimanche 24 juillet 2005:

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Voilà. Cela devait bien finir par arriver un jour ou l'autre. Quelqu'un allait découvrir la vérité. Quelqu'un allait comprendre la seule et unique raison d'être du site.
C'est désormais chose faite. Après plus de quatre ans d'existence sur le net, Mangaverse va dévoiler son vrai visage démoniaque et c'est Cosmos qui se charge de l'annoncer à toutes et à tous. Pour cela, vous n'avez qu'à lire son édito... Devant tant de courage, je ne peux que m'incliner. Je ne peux même pas nier.
Mais malgré tout, vous reviendrez, non ?


"Je prends aujourd'hui la plume pour dénoncer les méfaits d'une des institutions les plus perverses qui soient : Mangaverse. Sous une apparence respectable (un « simple site personnel sans prétention », un forum sérieux (malgré la présence d'un topic Dernières lectures) et un chat plutôt calme), cette entité webesque est en fait une véritable usine à drogués.

Pour comprendre ce mécanisme pernicieux qui transforme d'innocents lecteurs en de véritables toxicomanes du manga, intéressons-nous au processus de découverte de ces petits livres en noir et blanc. Au début, c'est généralement l'enthousiasme qui prédomine : le sujet vient à peine de découvrir cet univers, tout lui semble génial. Puis il parcourt le forum, et là, c'est le drame. Dernières news en provenance du Japon ou des éditeurs français, avis sur de nombreux titres dès leur sortie... brutalement, le sujet prend conscience qu'il n'y connaît presque rien. Très vite, c'est l'engrenage : il lui faut lire à tout prix, pour combler ces lacunes. Lecture du forum, puis lecture des mangas dont on parle, puis post pour donner son avis et à nouveau lecture du forum, et ainsi de suite. Certaines victimes sont tellement prises dans ce cycle infernal qu'elles vont même jusqu'à fréquenter le chat pour parler des mangas, du forum et surtout discuter des discussions du forum.

Au bout d'un temps plus ou moins long selon les sujets, les effets secondaires d'une consommation abusive de Mangaverse se font sentir : désinvestissement social, professionnel ou scolaire, agitation ou irritabilité lorsque la consommation est différée ou empêchée (retard sur les plannings de sortie...) et ce parfois jusqu'à l'overdose. A ce stade-là, il n'est pas rare que la victime ralentisse voire stoppe d'elle-même sa consommation. Mais les séquelles ne se font pas attendre. Parfois, une impression de manque vient à se faire sentir, le sujet culpabilise de s'être déconnecté et replonge. Dans d'autres cas, fier de s'être détaché du manga, il exhibe avec ostentation ses autres centres d'intérêt (BD, comics, ou bien romans et autres produits à teneur garantie en culture) pour bien montrer aux autres toxicomanes sa différence avec eux et sa prise de recul.

Et c'est en cela que cette mécanique est profondément perverse (ce qui rime d'ailleurs avec Mangaverse, encore une preuve flagrante de sa nocivité) : sous le prétexte fallacieux d'inviter à la curiosité et à l'exigence, Mangaverse incite à toujours plus de consommation. La maléfique Morgan serait-elle de mèche avec les éditeurs, ces dealers qui vendent leur came à des prix toujours plus prohibitifs et en espaçant de plus en plus les doses ? A n'en pas douter, les dessous de cette affaire sont bien troubles. Mais maintenant que la lumière est faite sur la véritable nature de Mangaverse, sa chute est assurément proche... à moins que nous ne soyons tous définitivement trop atteints.

Cosmos"