Edito du dimanche 23 mars 2003:

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C'est fou ce que les choses peuvent changer en quinze jours. Car c'était il y a seulement quinze jours que j'étais à deux doigts de fermer définitivement le site. Et là, vous avez maintenant sous les yeux depuis quelques jours une toute nouvelle version de Mangaverse. Toute nouvelle dans le design, dans la navigation mais surtout dans l'état d'esprit qui me caractérise à ce niveau-là maintenant. Mais tout est expliqué en détail dans le Salon. Un site peut-être moins facile d'accès, mais c'est voulu...
Mais nous sommes là pour l'édito, voilà justement Amber qui s'y lance...


"Au bout de plusieurs mois passés à fréquenter assidûment le site de notre webmistress préférée, j'ai fini par me risquer à cet exercice périlleux qu'est la rédaction d'un edito. Bref, me voilà devant vous pour un texte qui, je l'espère, fera honneur à ses illustres prédécesseurs.

J'ai donc choisi de vous parler des mangas et des animes. Pour une majorité de personne (grand public inclus), ces deux domaines sont fortement associés (voire confondus), ne serait-ce que parce le manga nous est arrivé par le biais des séries japonaises, largement diffusées à partir des années 80. Il est également intéressant de remarquer que ce lien est tout de suite moins automatique entre la BD et les dessins animés.

Aujourd'hui, tout manga à grand succès (commercial, s'entend) se voit décliner tôt ou tard en version animée. Cela permet de toucher un plus grand public que le seul lectorat et, toujours dans une logique commerciale, ouvre la voie à quantité de nouveaux produits dérivés : cassettes vidéos, DVD, CD… Les doubleurs les plus connus sont starisés, au même titre que les idols, acteurs, et autres icônes populaires. Le marché de l'animation est une industrie à part entière et touche aussi bien le format télé que le cinéma. On voit même les séries à succès être déclinées en mangas (la boucle est bouclée). Bien sûr, l'animation japonaise ne se réduit pas aux adaptations de manga à succès, de nombreux films et séries sont proposés et, tout comme les mangas, ciblent chacun un public précis.

Il serait évidemment infondé de chercher à opposer mangas et animes (en ce qui me concerne, j'apprécie les deux), cependant j'ai pu croiser (si, si) des réfractaires aux " images qui bougent ", ou, à l'inverse, aux mangas papier. Au sens le plus large, cette constatation est bien évidemment applicable aux rapports entre littérature et cinéma/télé. D'un point de vue simpliste, le lecteur serait actif, tandis que le spectateur serait passif : la lecture laisserait une grande part à l'imagination, chacun pouvant se représenter les personnages ou les situations à sa façon, et se les approprier. On pourrait donc reprocher à l'animation d' " imposer " les voix des personnages, le rythme des actions….. et pourtant, elle véhicule autant d'émotion (mais pas forcément de la même manière).

J'aimerai donc connaître votre rapport aux mangas et à l'animation. De quelle façon l'un et/ou l'autre vous touchent-ils ? Comment les ressentez-vous ? A vos plumes, le forum vous attend !

Amber"