Edito du dimanche 19 septembre 2004:

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Il y a des dimanche comme ça où on n'a rien envie de faire. Rien de rien. Le net ? Bof... Le site ? Oh non... La TV ? Ya rien... Un dimanche très constructif, donc. Ca vient peut-être du temps, ou d'une semaine assez difficile... Bref... Pour se changer les idées, rien de tel qu'un édito. Après nous avoir alerté sur les dangers de la pouffe attitude en mai 2003, voici notre modératrice cyborg préférée qui revient pour nous conter les charmes d'un certain sous-vêtement qu'on trouve communément dans bon nombre de mangas. On m'aurait dit il y a quelques mois que je mettrais un édito en ligne là-dessus, je ne l'aurais pas cru... Mais avec Gally, rien ne m'étonne :)

"En l'honneur de cette nouvelle rentrée mangaversienne, j'ai accepté de me fendre d'un nouvel édito. Après tout un par an est un rythme acceptable. Le seul problème est de trouver un thème potable. Evidemment la rentrée est un thème riche, que l'on très bien développer en comparant une rentrée littéraire de plus en plus riche avec cette invasion de nouveaux titres dont nous ne cessons de nous plaindre (enfin mon banquier certainement). Mais là je me suis dit : trop facile, prenons plutôt des risques en faisant un édito engagé sur des positions difficiles, culottées même ! En effet engageons ce texte sur un seul mot d'ordre : VIVE LA CULOTTE !

Il est enfin temps que quelqu'un s'intéresse à cet obscur objet du désir, souvent hué par les prudes qui veulent son rejet total des mangas en l'appelant sur un nom fallacieux de fanservice. Disons stop à une telle menace car qu'elles soient en dentelle ou petit bateau, petites ou tangas blanches, rayées, zébrées, avec des cerises, des nounours ou les jours de la semaine, toutes les culottes sont acceptables. Rien de tel pour égayer un manga un peu tristoune. Regardez Hikaru no Go, ne manque-t-il pas des culottes dessinées sur les pierres de go pour rendre ce jeu enfin palpitant ? D'ailleurs un héros particulièrement aimé du public, Ryo Saeba, ne tente t-il pas de voir - à l'instar de notre Alain Souchon national - sous les jupes des filles ?

La culotte est donc stratégique, voire essentielle, dans le manga. C'est sans doute pour cela qu'elle fait si peur à certain, car elle possède un énorme pouvoir subversif. Prenons l'exemple des filles de la pension Hinata, toutes aussi insipides les unes que les autres, mais qui présentent pourtant un intérêt crucial dans le manga Love Hina : une culotte mise en évidence et de manière répétée. Car la culotte est drôle mais aussi rend la fille cruche attrayante, et que rencontre t-on souvent dans les mangas ? Des filles cruches je ne vous le fais pas dire !

Mais la culotte rend aussi la fille libre ! Le meilleur exemple se trouve dans un manga de Katsura (un dieu en la matière vu qu'un type de culotte porte son nom : la culotte katsuréenne), le bien nommé DNA² dans lequel on peut rencontrer une gymnaste pétomane. La preuve est faite, elle se sent si bien dans sa culotte qu'elle se sent libre de faire ce qu'elle veut (et puis c'est plus hygiénique de péter dans sa culotte). Quel pouvoir effrayant s'il en est que la culotte. Mais il y a d'autres exemples dans Katsura, notons Len la friponne, ou toutes les héroïnes katsuréennes qui ne cessent de menacer de retirer leur culottes pour énerver les jeunes mâles.

De toute façon la culotte est reconnue comme un élément majeur de notre civilisation depuis l'Antiquité Grecque (et voire depuis la nuit des temps) ; la preuve avec ce syllogisme : Les hommes aiment les culottes, Socrate est un homme, donc Socrate aime les culottes ! CQFD ! (inscription d'ailleurs retrouvé sur le temple de Delphes).

La culotte dirige donc le monde, alors réhabilitons là et offrons lui sa vraie place dans nos mangas : la place d'honneur. Tous ensemble crions dans les rues ce nouveau mot d'ordre : VIVE LA CULOTTE en la brandissant avec fierté. Créons un nouveau parti, le FLC (front de libération de la culotte) et soyons même visionnaires. Il faudrait désormais introduire le cousin de la culotte dans TOUS les mangas : j'ai nommé le string ^^.

Gally

PS : un grand merci à Key sans lequel c'est édito ne serait pas (donc pour toute réclamation, c'est avec lui qu'il faut voir !) "