Edito du dimanche 19 février 2006 (sisi !) :

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Avec mon habituel et désormais légendaire sens du timing dit "le timing toujours à la bourre", voici le 7ème édito de michael (qui ne se lasse décidément pas !) nous proposant sa contribution pour la Saint Valentin.
Bon et sur ce, je vous laisse, j'ai un épisode de Monster qui m'attend sur Canal +...


"Bonjour tout le monde, va ? Bien j’espère.

Puisque cette semaine a vu passer un événement majeur dans la vie de tout terrien qui se respecte, c'est-à-dire la Saint-Valentin, je ne pouvais pas faillir à ma mission d’éditorialiste évoquant le couple.
Comme je veux me montrer digne de l’importance incommensurable de l’événement, j’ai décidé de ne pas faire les choses à moitié et de parler d’un type de couple qui connaît une relation tout à fait particulière, je dirai plus encore, une relation de symbiose.
Le mot est lancé, illustrons-le avec deux séries qui nous tiennent à cœur, le jeu étant de trouver avant que cela ne soit dévoilé dans le texte de quelles séries il s’agit.

A la base de cette symbiose, il y a celui que nous appellerons l’hôte, dont le petit quotidien n’a rien de plus ou moins extraordinaire que le notre. Puis, c’est là que ça part en sucette, celui que nous appellerons le chiard ou encore l’emmerdeur fini s’amène dans le coin, s’impose dans la vie de notre perso banal sans ne laisser aucune possibilité de retourner à la tranquillité d’avant sa venue. Cette relation de symbiose n’est alors au départ pas du tout désirée, mais bon gré mal gré, puisque les deux individus en présence subissent la chose, ils sont obligés de s’acclimater l’un à l’autre, et cela ne se fait pas sans violence, puisque l’univers de l’hôte est bouleversé entièrement et fait de lui quelqu’un à part, personne d’autre ne vit en effet la même expérience (il y a bien une exception qui confirme la règle, je vous laisserai l’établir).
Le chiard découvre et doit s’adapter à un monde moderne dont il ne connaît strictement rien, et cela est souvent mis en scène avec beaucoup d’humour. Mais dans le même temps, il amène l’hôte dans son propre univers et lui fait découvrir des points de vue, une richesse que ce dernier ne soupçonnait pas et qui ne lui était pas accessible avant leur rencontre.
Et alors de par cette relation particulière, ils changent tous deux, mûrissent ensemble, surtout que celui qui est d’abord perçu comme un simple squatteur indésirable vient toujours combler un vide, que ce soit du côté du père ou de la mère, et alors cette présence qui était perçu comme une source d’emmerdement sans fin fait place petit à petit à un attachement des plus sincères et profonds…

Vous avez trouvé de quelles séries je voulais parler ?
Bon…

(SPOILS IMPORTANTS sur HIKARU NO GO et PARASITE)
Car un autre point commun dans la relation symbiotique que nous présente ces deux séries est que celui qui s’est à la base incrusté vient à disparaître, et c’est à ce moment là que l’hôte se rend compte de toute l’importance que l’autre avait pris dans sa vie, qui n’était plus alors le fantôme qui hante ou le parasite qui a bouffé un bras mais une part de lui-même, un repère familier et affectif avec qui il a partagé ce qui comptait le plus pour lui pendant plusieurs années.

Cette forme d’amour, si intense et éloignée des poncifs classiques, est une des plus touchantes qui nous ait été donné à partager, non ?

(Attention, à partir d’ici cet édito part dans une direction qui m’échappe…)
Et nous, avec qui vivons-nous une telle relation privilégiée ?
Que voudrions-nous qu’il en reste, à la fin ?

michael"