Edito du dimanche 18 septembre 2005:

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L'édito des visiteurs est né en juin 2002 et aura vu s'exprimer bon nombre des habitués (et moins habitués) de Mangaverse et de son forum. Mais voilà qu'un peu plus de 3 ans après le début de cette affaire, le nombre d'éditorialistes aura grandement chuté. Internet regorge de sites (plus ou moins intéressants), de blogs (plus ou moins bavards), l'internaute aime donc s'exprimer. Pour autant, il n'ose pas se lancer dans l'exercice (périlleux, certes) de l'édito ?
Mais heureusement, un visiteur résiste encore et toujours puisque c'est son 5ème édito que michael nous propose aujourd'hui. Un édito qui va lui permettre de se faire plein de nouveaux copains...


"Le mot d'humeur de la quinzaine se voudrait d'humeur joyeuse, et d'humeur massacrante il ne sera.

Le conseil du jour : chers confrères et consœurs, le manga, arrêtons je vous prie.

Tout d'abord regardez-vous. Qu'avez-vous fait de la littérature, de la musique, du cinéma, de vos sorties, de vos amours ?
Il est bien d'avoir un centre d'intérêt du moment que celui-ci ne restreint pas notre univers, car le temps qui est consommé comme la tartine du matin est un grain de regret de plus qui composera la plage que nous arpenterons au crépuscule de nos vies.

Ensuite si vous ne le faites pas pour vous, faites-le pour votre descendance, votre progéniture, l'avenir de l'espèce humaine. Ce sont des laboratoires universitaires américains qui commencent à émettre l'idée que les livres que nous tenons entre les mains que dieu nous a données sont responsables des changements climatiques que connaît la Terre que nos enfants nous prêtent, et puis moi j'aime bien les reportages plein d'images qui me montre l'Amazonie toute encore un peu verte, comme dans la Forêt d'Emeraude, film qui a marqué l'enfance de plusieurs générations.

Bon, nous savons déjà depuis un moment aussi que le manga ce n'est pas que du sexe et de la violence… mais des fois quand même y'a des merdes qui feraient mériter l'exil direct à leurs auteurs et éditeurs en Konnery de l'Est sans passer par la case départ, et je mâchouille mes escarmouches.
Honte et insulte à l'intelligence humaine que sont ces gaspillages d'oxygène et de pieuvres de Chine. Autant de succès mystérieux et inexpliqué que sont ces Battle et Paradis, DNI''s et autres étrons du genre pour ne citer que les plus célèbres, qui noient les bonnes œuvres dans des flots de neurones qui étaient de toutes façon en sursis.

Il faut de même savoir qu'au Japon, berceau de la bête, hormis quelques phénomènes marginaux ayant des problèmes sociaux et sexuels, les autochtones ne possèdent que peu de volumes dans leur espaces de résidence privé. Ça se jette, ça se revend, mais ça ne se garde que rarement… ça se lit dans les Manga Cafés, les librairies d'occasion répandues dans l'archipel comme les boutons d'acné sur le visage de la majorité des individus évoqués plus haut, mais rarement à la maison. Alors ?
Dans toutes les villes et même villages qui osent, il y a souvent des endroits où après une somme modeste versée en guise d'inscription, il est possible d'emprunter des livres de toutes sortes… Le rapport qualité prix n'est qu'à peine évocable pour ne pas faire offense à notre raison et la sensation d'avoir librement accès à la caverne d'un chef de brigand au nom douteux est un délice.

J'aurais encore beaucoup de choses à te dire ami(e) lecteur ou lectrice, mais comme j'ai peur de te semer si mon verbiage ne se prolonge encore ne serait-ce qu'un peu, je te quitte, mais je te promets que je reviendrais te voir sans faute dans un prochain édito pour dire quoi faire de tous ces livres qui n'ont d'autres utilités que de rassurer par la possession et puis que faire de l'argent qui n'augmentera pas la somme des recettes, mais diminuera bien celle des dépenses, et qui sera donc là.

Enfin, que cet intense texte t'ait plu, agacé, énervé, ennuyé, ou même carrément brouté, n'hésite pas à cracher ta bile sur le forum.

michael"