Edito du dimanche 18 avril 2004:

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D'habitude, je fais une petite intro à l'édito, mais là, j'avoue, je suis fatiguée, ça fait plusieurs heures que je travaille sur une fiche mangaka... Donc, je vous laisse découvrir par vous même l'édito de welcomecharles qui nous cause cette semaine du fan-service... Pour y réagir, vous connaissez le chemin, direction le forum...

"Mangaversiennes, Mangaversiens, bien le bonjour !
J’ai d’abord songé à vous faire le récit de ma découverte d’une immense salle d’arcades londonienne, mais une énumération de machines auraient été fastidieuse, si ce n’est ennuyeuse ! (Je me permets quand même de vous conseiller DANCE DANCE REVOLUTION, ma nouvelle drogue).
Je vais plutôt y aller de ma petite anecdote : me rendant une fois de plus chez mon dealer habituel, ce dernier derrière sa caisse m’offre gracieusement un manga un peu abîmé, sans jaquette, dont la couverture mentionne … FAKE !
J’ai d’abord pensé refuser poliment, expliquant que je ne suis pas le public visé, puis finalement je l’ai pris ! Et puis on me fait pas des cadeaux tous les jours, et un peu d’ouverture d’esprit ne peut pas faire de mal ! (Elle est longue cette intro).
Ma question est : mais qu’est-ce qui peut bien plaire aux jeunes filles dans ce genre d’histoire ?
Et là ! Le mot qui tue ! Fan service !
Mais si ! Vous savez, ce terme qui sert à expliquer les « fameuses petites culottes » et autres scènes de nue qui servent sinon à faire avancer l’histoire, à brosser le lecteur dans le sens du poil. Mais qu’en est-il des lectrices ? Car à la lecture de FAKE, on ne peut que se demander ce que cette vague amourette gay vient faire dans ces histoires pseudo policière ! Sans parler de tous ces androgynes dans FRUITS BASKET et autres AYASHI NO CERES, à moins d’y voir un hommage à Di CAPRIO, on est en droit de se demander si les Japonais ne souffrent pas d’amyotrophie…
De l’autre côté, pourquoi toutes ces nymphes exposent leurs 95D de tour de poitrine autour du (anti)héros, portrait du lecteur lambda ? C’est quand même formidable, ce pouvoir de séduction made in loser ! Malgré tout, ces charmantes plantes vertes savent faire preuve d’une candeur assez déconcertante, quel mal y a-t-il à prendre un bain avec un camarade classe J … Ceci dit, ce genre de scènes n’est pas l’apanage des shônen. Un modérateur (nous l’appellerons K) disait : « et alors ? les filles n’auraient pas droit à des scènes hem-hem ? ». Mais biensûr que si ! Et même plus ! Dans les shojos, elles couchent ! Quel drame se serait si on transposait les scènes de sexe dans les shônen ! Ou le sado-masochiste de X (clamp) ? N’y a-t-il pas finalement là matière à relativiser l’érotisme des shônen ?
Qu’avons-nous de mieux à opposer aux fantasmes d’ados pubères, de voir plusieurs filles s’arracher sa vertu, que les fantasmes de jeunes filles en fleur bavant devant deux beaux mâââles ?
N’y a-t-il pas finalement une certaine réciprocité entre ces deux fan-service ? N’est-il pas ridicule de faire l’éloge de l’un et le procès de l’autre ? Les shônen romantiques (ainsi que je l’ai vu écrit récemment sur le forum) tel LOVE HINA sont-ils si répréhensibles pour une scène de rotemburo (bain en plein air) de trop, quand un NANA nous sert sur un plateau une fellation ?
Et si … finalement … chacun profitait de ce qu’on lui propose sans trop se poser de question ?
Et puis avec les sorties de KIZUNA, LUDWIG II, GIRL SAURUS, LET’S BE ANORMAL etc… vous avez intérêt à vous y faire ! Au fan service !

Welcomecharles "