Edito du dimanche 3 novembre
2002:
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Vous l'avez certainement remarqué
(sinon, filez directement chez l'ophtalmologiste parce que vous avez un soucis
aux yeux :)), le site a repris ses couleurs habituelles après avoir porté
ses couleurs halloween quelques temps... Je pense que ça fera plaisir à
certains :) Qu'ils en profitent car Noël approche à grand pas... Trève
de bavardages et revenons-en à notre édito. Après quelques
semaines de présence féminine en ces lieux, voici DCR qui vient
mettre son grain de sel...
"Un édito très commercial, aujourd'hui: sexe et violence
"La manga, cette bande dessinée souvent violente", "pas un dessin animé où les
femmes ne soient constamment harcelées sexuellement".
Cette généralisation, servant d'argument à une critique féroce, et s'appliquant
certes à nombre de séries populaires telles Akira, Crying Freeman et autres Nicky
Larson, fait encore grincer les dents de nombre de fans de mangas (à vous de voir
si vous vous sentez visés quand je parle de "fan").
Les mangafans répliquent généralement en démontrant l'exagération de telles affirmations,
citant qui Miyazaki, qui Le Petit Chef, mais critiquent rarement le fond, à savoir:
violence=nul, sexe=nul. Au contraire, nombreux sont ceux qui déplorent la vision
de sang et de poitrines dénudées. Quels sont les mangas qui se vendent le plus?
Kenshin, Ken, Love Hina ou DBZ me semblent un bon succès commercial.
L'otaku serait donc un Tartuffe, désapprouvant sexe et violence en se gardant
bien, toutefois, de quitter des yeux les seins de Ranma-chan ou les fesses de
Dark Schneider ?
Une partie le sont certainement (votre dévoué serviteur l'était en tout cas).
Par culpabilité ou tout simplement parce qu'il est plus facile, lorsqu'on dispose
d'une intelligence (moi !) et d'un bagoût insuffisants (encore moi !), de balancer
des contre exemples plutôt que de revendiquer le plaisir inoffensif de voir un
colosse baliser parce qu'il n'a plus que 7 secondes à vivre, ou Vegeta se prendre
son pain quotidien.
D'autres sont tout simplement et légitimement lassés après des années de "comment
peut il se relever alors qu'il a perdu les 2/3 de son sang" et de restaurants
végétariens.
D'autres encore n'y ont jamais pris goût et ne s'intéressent aux mangas que depuis
qu'on leur propose autre chose que des séries d'action et de l'humour graveleux.
Bouh les rabats-joie ! (jôdan^^)
Comme je l'ai dit plus haut, je ne suis pas très convaincant lorsqu'il s'agit
de prendre position, je voudrais juste souligner qu'il n'est pas nécessaire d'être
un gros bourrin ou d'avoir en permanence une bosse dans le slip pour apprécier
des mangas qui, à première vue, se limitent au cul et/ou à la baston: Video Girl,
Blame, Enfer et paradis...
Il faut juste ne pas focaliser, éviter de feuilleter le manga, la bave aux lèvres,
à la recherche de gros plans sur des culottes ou de têtes arrachées, histoire
de prouver que tel ou tel manga n'est que meurtres et fornication. Comme avec
les dessins, il faut essayer de laisser tomber ses préjugés; c'est difficile (j'ai
encore du mal à voir Blame autrement que comme une suite de gunfights, mais je
ne demande qu'à être démenti) mais ça permet de d'éviter de laisser passer quelques
merveilles. Ex: ma mère, plutôt puritaine, s'est décidée (enfin je l'ai un peu
forcée) à lire Asatte Dance et a apprécié.
Si quelqu'un a lu jusqu'au bout, il a droit à toute mon estime et surtout ma pitié,
parce qu'il faut vraiment s'ennuyer à mort pour se taper un édito aussi imbuvable
en entier.
DCR"