Vertige Graphic

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Doku Hime volume 2

Kimochii hito

Après une première incursion dans le manga notamment en partenariat avec Soleil jusque 2004, Vegetal revient donc sur le marché français en 2010 avec un premier titre, un nouveau site et plein de projets, collaborant avec Athênagram Editions. Mais l'année 2011 n'a sans doute pas su tenir toutes ses promesses pour eux...


C'est en février que le premier tome de Doku Hime de Mitsukazu Mihara (4 volumes) nous parvient, suivi en mars du one-shot Otaku Club de Kuroyuri Hime ainsi que du premier titre de la collection Vegetal Manga X, Kimochii Hito de Rei Arou.

En mai, voilà un deuxième titre dans cette même collection destinée aux adultes, Le corps du délit toujours par Rei Arou. Après le tome 2 de Doku Hime en juillet, c'est en août au tour de Polyphonica the Black de Kouichirou Yonemura de se lancer, prévu pour 3 tomes. Mais à partir de là, plus rien...
(À noter que je ne comptabilise pas les numéros de leur magazine Daruma, vu qu'il est un peu difficile de savoir vraiment ce qui est paru).

Un tour sur leur page Facebook - dommage de ne rien en dire sur leur site web... - nous apprend fin juillet qu'un nouvel éditeur, dont le nom n'est pas mentionné, a repris les rênes et que Vegetal ne sera alors plus que consultant sur les titres choisis et la direction éditoriale (ce qui revient à dire qu'ils n'ont plus grand-chose à voir dans l'histoire).
Les mois passent et rien ne bouge... pour finalement un nouveau message sur leur page Facebook, le 21 décembre, qui nous annonce que le nouvel éditeur a déjà jeté l'éponge - record battu, zéro bouquin sorti ! - et que la collection manga se met donc en sommeil pour au moins un an. Décidément, l'histoire de Vegetal sera constamment semée d'embûches...

Otaku Club

Polyphonica the Black volume 1

K-.O.

Régulièrement, un éditeur utilise la tactique classique de la victime : victime du marché, de la concurrence, de la saturation de sorties, du public qui ne le lit pas, des critiques qui le cassent... En l'occurence ici, c'est aux critiques s'intéressant plus à leurs petits soucis de plannings qu'au contenu de leurs mangas qu'ils s'attaquent dans leur dernier message FB, un brin amer (et on le comprend, ce n'est évidemment pas facile à digérer de se planter). Certes, ils n'ont pas tort, c'est toujours agaçant de se faire casser sur de la logistique plutôt que sur du contenu.
Le souci c'est que, quand on en est à sa deuxième tentative sur un marché déjà ultra-concurrentiel, on évite autant que possible de montrer qu'on patauge un peu et qu'on maîtrise assez vaguement les choses. D'expérience, j'ai pu remarquer au fil des années que si la tenue et le respect d'un planning relativement fiable et stable n'étaient pas forcément gages de qualité, le contraire prouve bien souvent une rapide tendance à prendre l'eau de tout bord. Accepter du pédalage dans la semoule d'un débutant qui débarque, ok, il faut le temps de se roder, mais d'un qui a déjà une expérience passée et est donc censé savoir où il met les pieds, ça devient plus compliqué. Dans le marché tel qu'il est actuellement, on sait que ça ne pardonne hélas pas souvent et qu'à moins d'avoir les épaules très solides, la moindre bourrasque un peu plus forte que les autres risque surtout de couler le navire...
Quand on se lance dans l'aventure, c'est qu'on a quelque chose à apporter - ce que je veux bien croire dans leur cas - mais également qu'on a ce qu'il faut pour le permettre, de manière suffisamment solide pour avoir le temps de le démontrer. Sinon, ça se termine mal et le lecteur se retrouve le bec dans l'eau...