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"Toc toc... (bruit de porte qui grince)... Youhou ? Y a quelqu'un ? Wahh, y en a des toiles d'araignées... Et regarde-moi cette couche de poussière...". Voilà sans doute ce que dirait un explorateur assez hasardeux en entrant dans les bureaux de l'éditeur Kami. Un éditeur qui n'a jamais brillé par ses qualités d'adaptation ou son planning, toujours totalement fantaisiste, des séries abandonnées du jour au lendemain, sans compter une communication passant en quelques mois de limitée à inexistante. Quand on voit sur le blog d'un auteur de la collection Yôma - peut-être la dernière chance pour Kami de rester à flot... ? - qu'il n'arrivait même plus à joindre un responsable et ce depuis fin 2008, ça veut tout dire sur le fonctionnement interne d'un éditeur qui n'a apparemment jamais été très intéressé par le manga. Cela donne vraiment l'impression qu'il fallait faire du manga puisque tout le monde en faisait, qu'on a mis à la tête de Kami quelqu'un qui ne souhaitait pas du tout s'en occuper, sans moyen, sans envie. Inutile de dire que ce n'est pas la technique la plus efficace pour s'en sortir durablement. Et comme toujours, ce sont les lecteurs qui en sont les premières victimes.
Très honnêtement, ce n'est pas un éditeur que je regretterai : si certaines séries valaient bien le coup d'oeil, je pense notamment à Aria ou Elemental Gerad pour celles que j'ai pu lire, le travail fait dessus pouvait s'avérer assez médiocre. Sans compter, comme déjà dit, la gestion catastrophique du planning - quand on voit que l'immonde site web officiel n'a même pas de rubrique Planning, franchement... - avec jamais une sortie effective en temps et en heure mais toujours avec trois, six, huit mois de retard, là où tous les autres éditeurs parviennent à suivre relativement bien un planning sur deux mois. On croit rêver...
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