RETOUR AU SOMMAIRE

Quelques chiffres: les sorties mois par mois...

Janvier Février Mars Avril Mai Juin
7 9 8 8 7 10
Juillet Août Septembre Octobre Novembre Décembre
8 6 11 9 11 0

Quelques chiffres: en résumé...

Nombre de volumes
sortis en 2004
Nombre de séries
débutées en 2004
Nombre de séries
terminées en 2004
Nombre de séries
en cours au 31/12/04
94 (12,4% des sorties 2004) 6 + 2 one-shots 5 19

Kenshin, le vagabond 28

Shirahime syo

DN Angel 3

Say hello to Black Jack 1

Berserk 1

L'école eomportée 1

Blame ! 10

Et cetera 9

Touch 8

Urusei yatsura 17
L'année 2003 semblait avoir marqué un tournant pour Glénat, celui de la reprise de confiance des lecteurs, longtemps échaudés par les décisions de l'éditeur, telles que l'arrêt de séries ou le traitement des onomatopées ou des jaquettes pour d'autres... 2004, année de consolidation ? Il semblerait...
On notera déjà que c'est en janvier que la décision de retravailler les onomatopées au cas par cas, de manière à mieux les adapter aux différentes titres et d'éviter les massacres de Bakayero comme on a connu sur Kenshin. En mars, on apprend que suite à la demande d'Eichiro Oda de sortir One piece en sens de lecture japonais à partir du volume 16, l'éditeur japonais demande à ce que les 15 premiers volumes soient réédités en sens japonais également.
On remarque déjà une augmentation du nombre de sorties: 73 en 2003, 94 en 2004, c'est plutôt net.
Au programme des nouveautés, 6 nouvelles séries et 2 one-shots.

Le premier one-shot concerne les Clamp et leur princesse des neiges, autrement dit Shirahime syo.

Le second relance la vague du frisson avec La dame de la chambre close de Minetarô Mochizuki. L'auteur était déjà connu en France avec sa série en 10 volumes Dragon head, que Pika a souvent citée comme une série de qualité mais mal vendue. Faut-il y voir une conséquence de la sortie du one-shot chez Glénat, toujours est-il que Dragon head a eu droit à une réédition chez Pika cette année...

Niveau nouvelles séries, cela commence dès janvier avec le très attendu shôjo DN Angel de Yukiru Sugisaki, déjà connue pour Brain powerd chez Génération comics. DN Angel ou les aventures farfelues d'une jeune garçon issu d'une famille de voleurs qui se découvre un héritage peu habituel, à savoir l'âme d'un des plus grands voleurs dans son corps...

En mars, c'est Fuyumi Soryo, la mangaka du shôjo Mars chez Génération comics, que nous retrouvons chez Glénat avec sa dernière série ES, seinen psychologique en 8 volumes nouvellement terminé au Japon. La course-poursuite entre créations génétiques capables de lire et d'influer les esprits et les chercheurs qui leur ont donné naissance et ne savent plus les arrêter...

En juin sort en grande pompe Say hello to Black Jack. Beaucoup de publicité est faite pour cette sortie (on en parle même dans Le Monde !), peut-être trop selon certains qui se retrouvent déçus face à l'oeuvre en elle-même. Mais il semblerait que beaucoup d'éditeurs aient été sur les rangs pour l'obtenir, cette série ayant fait pas mal de bruit au Japon en dénonçant à la manière frénétique et exagérée de Shuho Sato (mangaka d'Umizaru, chez Kabuto) les travers de la médecine au pays du soleil levant, au travers de l'expérience d'un tout jeune interne.

On continue en juillet avec la sortie du seinen Transparent de Makoto Sato, tout jeune mangaka qui a sorti le premier volume de cette série alors qu'il était encore assistant. Transparent ou la vie quotidienne de génies dont la faiblesse réside dans leur incapacité à garder leurs pensées, même les plus intimes, pour eux... Série toujours en cours et dont le 8ème volume devrait sortir en février au Japon.

Octobre est par contre le mois d'une nouveauté très remarquée, et remarquable de par son parcours chaotique. C'est en effet le mois de la sortie du premier volume de Berserk de Kentarô Miura. Après une première sortie avortée chez l'éditeur Samourai voilà quelques années, les lecteurs avaient pu découvrir les 6 premiers volumes chez Dybex, avant qu'ils n'en perdent les droits en mars 2003. On avait alors pu entendre des rumeurs de reprise par Génération comics ou Tonkam, c'est finalement Glénat qui a arraché le morceau. Au programme, sens de lecture japonais, quasiment le format japonais, nouvelles couvertures, nouvelle traduction au langage largement plus châtié que dans la version de Dybex (traduite de l'italien aux dires des rumeurs...). Glénat assure alors que les 7 premiers volumes sortiront à un rythme mensuel (au départ, c'est le traitement annoncé pour les 10 premiers volumes mais l'éditeur japonais n'aurait alors pas donné son accord), puis que les volumes suivants (on en sera à 28 au total en février 2005 au Japon) sortiront à un rythme bimestriel. On pourra alors enfin connaître la suite des aventures du guerrier maudit Guts en prise avec son passé, sorti sous emballage plastique du fait de scènes parfois très violentes et très crues...

Enfin, en novembre, dernier mois de sortie pour Glénat vu que l'éditeur grenoblois ne sort jamais rien en décembre, on peut découvrir le premier volume de L'école emportée de Kazuo Umezu en vesion bunko donc poche (5 ou 6 volumes prévus). Un manga d'horreur qui fit scandale à l'époque de sa sortie au japon dans les années 70 car prépublié dans le Shônen Sunday, un magazine ciblant donc plutôt jeune...

Mais 2004, c'est aussi l'année de la fin de certaines séries. Par exemple, celle de Mint na bokura de Wataru Yoshizumi avec son 6ème volume en février.
Ou celle de Blame ! de Tsutomu Nihei en mai avec un 10ème volume qui laissera nombre de lecteurs désappointés. A noter que depuis la fin de sa série, Nihei s'est lancé dans une nouvelle histoire, Biomega, prépubliée dans le Young Magazine.

Dans un autre style, Glénat continue dans les artbooks avec Die Sterne qui sort en novembre. Troisième artbook tiré de la série culte Evangelion, dont Glénat sort le manga signé Yoshiyuki Sadamoto, il regroupe l'intégralité des illustrations qui ont couvert la promotion de la série du studio Gainax.

Août voit la fin de deux séries: le shônen Et cetera de Tow Nakazaki avec le volume 9 (volume 9 qui aurait dû sortir en juillet, ce qui a été le cas de quelques exemplaires dont le problème était que le sens de lecture était japonais alors que les cases étaient en sens de lecture français, sens de lecture adopté par Glénat dès le début de parution de la série, d'où le report du volume en août), mais surtout Parasite d'Hitoshi Iwaaki dont le 10ème volume fera parler ses fans les plus ardents.
Enfin, si l'édition en coffret de Dragon ball d'Akira Toriyama continue tranquillement à son rythme, la version double se termine en octobre avec le 21ème volume des aventures de Son Goku.

Pour 2005, on connaît déjà quelques séries officiellement annoncées.
Par exemple, après avoir commencé à faire découvrir Mitsuru Adachi avec sa série en 11 volumes Niji-iro Tohgarashi, novembre 2004 aurait dû permettre à Glénat de commencer Rough (12 volumes) dont le premier volume sortira finalement en janvier 2005.
Toujours d'Adachi, on devrait découvrir sa série phare Touch dans l'année (à la suite de Niji-iro Tohgarashi très vraisemblablement). Si l'éditeur avait demandé la version bunko (poche) en 14 volumes, c'est finalement l'édition classique en 26 volumes dont l'éditeur japonais leur a cédé les droits.

Pour continuer dans les auteurs connus, un nouveau one-shot de Clamp devrait débarquer chez Glénat, Shin Shunkaden, racontant la légende coréenne de la jeune Chunyan, personnage qu'on retrouve également dans Le nouvel Angyo Onshi chez Pika.

Toujours dans les vieilles connaissances, après Mint na bokura, c'est Kimishika Iranai, manga en 2 volumes, de Wataru Yoshizumi qu'on découvrira dès janvier.
Il semblerait qu'on ait également droit à Ultra maniac, la dernière série de l'auteure en 5 volumes, dans l'année mais cela reste à confirmer.
Enfin, niveau nouveauté très attendue par certains, il ne faudrait pas oublier Urusei Yatsura de Rumiko Takahashi (à qui on doit Ranma 1/2, Maison Ikkoku, Inu yasha, etc...) qu'on connaît en France sous le nom de Lamu par le dessin animé diffusé voilà quelques années et qu'on pourra découvrir en version bunko en 18 volumes.
Et pour terminer le chapitre nouveautés, c'est le shônen sportif Eyeshield 21 de Yusuke Murata / Riichiro Inagaki qui devra tenter de se faire sa place en mars 2005. Toujours en cours, comptant pour le moment 11 volumes, cette recrue issue du magazine japonais Shônen Jump (comme l'ont été Slam dunk ou Rookies) nous plonge dans l'univers du football américain...
One piece 23

La dame de la chambre close

ES 3

Transparent 1

Berserk 3

Mint na bokura 6

Artbook Die Sterne

Parasite 10

Shin shunkaden

Eyeshield 21 6

Etonnante remontée de Glénat qui continue de tenter de faire oublier ses erreurs passées qu'on espère ne jamais connaître de nouveau. Le catalogue, déjà plutôt varié à la base, continue de s'agrandir dans tous les domaines, de l'horreur avec L'école emportée, de la dark fantasy avec le maudit Berserk qui gagne enfin une véritable édition, du shôjo avec Clamp, Yoshizumi ou Sugisaki, du psychologique avec ES ou Transparent, du médical avec Say hello to Black Jack, à la pub peut-être un peu trop excessive pour un titre qui ne peut pas, en France, avoir la même répercussion et résonance qu'au Japon.
Sans oublier qu'Adachi, naguère totalement ignoré du public français, gagne maintenant une belle place dans les librairies, avec les sorties de Niji-iro Tohgarashi, déception pour certains, révélation pour d'autres, Rough et bientôt Touch, longtemps réclamé (ainsi que Katsu ! et Jinbé chez d'autres éditeurs).
Il semble d'ailleurs que Glénat se la joue nostalgique avec ses titres, entre Touch, L'école emportée et prochainement Urusei Yatsura, 3 titres issus des années 70-80... Et la découverte du format bunko (poche), au départ utilisé par Asuka avec les Tezuka de son catalogue (dont une reprise de Black Jack...).
On remarquera d'ailleurs qu'un certain nombre de titres naguère abandonnés par Glénat ont retrouvé preneur depuis: I'll, Sanctuary, Black Jack (pas Astro puisque la version qui sortira chez Génération comics n'est pas signée Tezuka). Pas sûr que cela sera le cas de tous, il ne faut pas rêver...
On pourra arguer quelques titres repoussés de temps à autre, quelques retards mais rares sont les éditeurs qui n'ont pas ce problème... Et Glénat gomme peu à peu tous les défauts maintes fois reprochés, sans pour autant toucher à ses prix, du moins pour le moment, tout en gardant une cohérence dans son catalogue... Tranquille mais efficace...