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Quelques chiffres: les sorties mois par mois...

Janvier Février Mars Avril Mai Juin
0 0 0 0 1 1
Juillet Août Septembre Octobre Novembre Décembre
0 0 1 4 4 2

Quelques chiffres: en résumé...

Nombre de volumes
sortis en 2004
Nombre de séries
débutées en 2004
Nombre de séries
terminées en 2004
Nombre de séries
en cours au 31/12/04
13 (1,7% des sorties 2004) 4 + 7 one-shots 0 6

L'épinard de Yukiko

L'orme du Caucase

Un été andalou et autres aubergines 1

La musique de Marie 1

L'habitant de l'infini 10

L'habitant de l'infini 2
Difficile début 2004 de connaître l'avenir du manga chez Casterman. Sortant quelques Taniguchi dans leur collection Ecritures, ainsi que L'habitant de l'infini dans une version certes améliorée par rapport à ses débuts mais toujours un peu bancale, entre BD européenne et manga, il aura fallu attendre avril 2004 pour entendre parler pour la première fois de la collection Sakka, consacrée aux mangas d'auteurs, avec en directeur de collection Frédéric Boilet, connu des amateurs de BD indépendantes avec des titres tels que L'épinard de Yukiko ou Tokyo est mon jardin ou encore l'adaptation de Quartier lointain de Taniguchi.

Mais l'année des nouveautés aura tout d'abord démarré avec un one-shot de Taniguchi dans la collection Ecritures en juin 2004: L'orme du Caucase, un recueil de nouvelles adaptées des écrits d'Utsumi.
En septembre débarque, sans qu'on s'y attende, le premier volume de la biographie version BD d'Osamu Tezuka, toujours dans la collection Ecritures.

Mais c'est en octobre que la collection Sakka fait son entrée. Tout d'abord avec quatre premiers titres.
Les one-shot Blue de Kiriko Nananan, sur l'amitié amoureuse de deux jeunes lycéennes, Kaikisen, fable écologique du maintenant connu réalisateur Satoshi Kon (Perfect blue, Tokyo Godfahters dont le DVD est sorti début décembre 2004), et Forget me not de Kenji Tsuruta dont on avait déjà pu découvrir le style par Spirit of Wonder sorti chez Casterman voilà quelques années. Ainsi que le premier volume de la série en 3 volumes d'Io Kuroda: Un été andalou et autres aubergines.

La seconde fournée débarque dès novembre avec trois nouveaux one-shots:
- Le jour du loup de Yôji Fukuyama, folle course-poursuite sur fond de légende de loup-garou,
- Le livre jaune de Fumiko Takano,
- Kinderbook de Kan Takahama, jeune mangaka déjà découverte par son travail avec Frédéric Boilet sur Mariko Parade.
Novembre, c'est également l'occasion de découvrir le premier volume d'une série qui en comptera deux, La musique de Marie d'Usumaru Furuya.

Sakka ne chôme pas en décembre puisque c'est l'occasion de redécouvrir deux titres du catalogue Casterman Manga.
Tout d'abord le premier volume de Dispersion d'Hideji Oda, réédité donc après une première sortie voilà quelques années (où il était alors considéré comme un one-shot alors qu'il compte finalement 2 volumes).
Mais également l'arrivée de L'habitant de l'infini dans une édition digne de lui. Aussi bien le volume 10, inédit en France, que les deux premiers volumes, gagnant alors une nouvelle traduction, un sens de lecture japonais, une nouvelle adaptation graphique, de nouvelles couvertures et parfois mêmes des pages couleurs. Les volumes 3 à 9 devraient paraître au fil des mois suivants (février 2005 pour le 3).

Niveau nouveaux titres pour 2005, on ne découvrira sur le site de Sakka qu'un seul nom: Water, recueil de nouvelles de Kiriko Nananan, l'auteure de Blue.
C'est par d'autres sources, non-officielles et donc en attente de confirmation de l'éditeur, qu'on trouve plus de choses: Miyamoto Kara kimi d'Hideki Arai (auteur de Ki-itchi !! chez Delcourt) dont la première édition comptait 12 volumes, Paradis aquatique d'Hanawa Kazuichi (mangaka de Dans la prison, en janvier chez Ego comme x), Cauchemars de Yôji Fukuyama (Le jour du loup), Grand Japon d'Iô Kuroda. A confirmer donc...

Mais pour Sakka, un des événements de l'année 2005 devrait être la sortie d'un album collectif regroupant des travaux de dessinateurs français et japonais. Au programme: David B., Fabrice Neaud, David Prudhomme, Etienne Davodeau, Aurélia Aurita, Joann Sfar, Nicolas de Crécy, Emmanuel Guibert côté français et: Kan Takahama, Jirô Taniguchi, Hanawa Kazuichi, Taiyou Matsumoto côté japonais... un album qui devrait sortir simultanément en France, au japon et dans différents autres pays. Affaire à suivre...

Sinon, en février 2005, la collection Ecritures devrait s'enrichir d'un nouveau one-shot de Jirô Taniguchi, à savoir Terre de rêves.
Quartier lointain 2

Blue

Kinderbook

Dispersion 1

Miyamoto kara kimi 6

Terre de rêves

Entre mystère et provocations, Sakka aura au moins fait parler, à défaut de séduire tous ceux que les différentes annonces distillées ici et là avaient interpelés... Provocations car sortir une phrase de pub du genre "quand vous aurez lu un Sakka, vous ne pourrez plus ouvrir un manga" n'allait forcément pas être du goût de tout le monde ("Sakka, l'autre manga", phrase que l'on trouve sur le site officiel, tout de suite, ça fait beaucoup moins râler). Mais cela n'a jamais été dans les habitudes de Frédéric Boilet de caresser les gens dans le sens du poil... Ce n'est pas pour rien si certains le considère comme un élitiste prétentieux depuis des années...
Mais derrière ces provocations, que chacun prendra à sa manière, mais qui à mon sens ne doivent jamais passer devant les oeuvres en elles-même, il reste ironique de constater que certains parlent d'élitisme avec Sakka quand la collection semble surtout se vouloir pont entre les sensibilités BDesques de deux pays (même si le côté publicitaire donne surtout l'impression de mettre les mangas d'un côté, et les mangas Sakka de l'autre)...
Et si les titres jusque là sortis en auront laissés sur leur faim, agacés d'autres par le tapage de départ, on ne peut nier que cette collection répond à une demande, celle de lire autre chose que d'éternels shônen baston ou shôjo à l'eau de rose.
Certes, Sakka n'est pas la seule sur ce terrain désormais. Mais il y a encore tellement de titres différents à découvrir qu'il y a de quoi faire pour tous, permettant une vraie diversité. Encore faut-il que le public suive suffisamment pour rendre tout cela viable à long terme...