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LE CRISTAL D'ANNECY
SITA SINGS THE BLUES de Nina PALEY (États-Unis)
Sur les neuf films en compétition, je n'en ai vu que trois... Mais Sita Sings the Blues me semblait tout indiqué pour remporter le prix : original, rythmé (même si je continue de trouver la partie chantée trop longue) , mélangeant avec intelligence plusieurs styles graphiques, drôle, bourrée de dérision...
(Chronique de mardi)
MENTION SPÉCIALE
IDIOTS & ANGELS de Bill Plympton (États-Unis)
Je devais le voir mais n'en ai pas eu le courage. Néanmoins, Plympton est un habitué des récompenses à Annecy.
PRIX DU PUBLIC
DIE DREI RÄUBER de Hayo FREITAG (Allemagne)
Pas vu.



LE CRISTAL D'ANNECY PRIX DU JURY JUNIOR POUR UN COURT MÉTRAGE
LA MAISON EN PETITS CUBES de Kunio KATO (Japon)
Ce court devait avoir un prix, c'était obligatoire. Techniquement réussi, émouvant, subtil, poignant même, sans tomber dans pathos ridicule, poétique...
Finalement, il a reçu deux prix, c'est encore mieux. Une belle preuve que l'animation japonaise a plusieurs visages elle aussi. (Chronique de jeudi)
MENTION SPÉCIALE MENTION SPÉCIALE
BERNI'S DOLL de Yann J. (France) MORANA de Simon BOGOJEVIC NARATH (Croatie, France)
Voilà un court assez inoubliable tant par son ambiance glauque, son histoire barrée limite dérangeante, sa force de reprsentation de la solitude dans une société devenue inhumaine... Très fort (Chronique de jeudi) Un des quelques courts que je n'ai pas vus mais qui m'intéressait pas mal...
PRIX DU PUBLIC PRIX JEAN-LUC XIBERAS DE LA PREMIÈRE OEUVRE
SKHIZEIN de Jérémy CLAPIN (France) PORTRAITS RATÉS À SAINTE-HÉLÈNE de Cédric VILLAIN (France)
Après Une histoire vertébrale, Jérémy Clapin revient avec un court original et plutôt poignant derrière l'humour de lsa situation (Chronique de vendredi) Un des quelques courts pas vus mais là aussi au pitch intérssant...
PRIX SACEM PRIX SPÉCIAL DU JURY PRIX FIPRESCI
KJFC No 5 de Alexei ALEXEEV (Hongrie) LA DAMA EN EL UMBRAL de Jorge DAYAS (Espagne) ONA KOJA MJERI de Veljko POPOVIC (Croatie)
Même si je n'ai l'ai pas vu dans les conditions chantantes du Grand Théâtre, voilà un court vraiment drôle et simple (Chronique du jeudi) Une récompense méritée également pour celui-là, à l'ambiance devenant vraiment opressante, bien rythmé, bien réalisé (Chronique de mercredi) Pas vu...


LE CRISTAL POUR UNE PRODUCTION TV
MOOT MOOT "L'ENFER DE LA MODE" de François RECZULSKI (France)
J'ai un gros blocage avec Eric et Ramzy, je me suis donc abstenue d'aller voir une séance avec un film utilisant leurs voix...

PRIX SPÉCIAL POUR UNE SÉRIE TV PRIX POUR UN SPÉCIAL TV
TALENTED MOUSE "CATNIP", "PEST CONTROLLER", "OASIS" de Leigh HODGKINSON (Grande-Bretagne) ENGEL ZU FUSS de Saschka UNSELD, Jakob SCHUH (Allemagne)
Je n'ai vu qu'une séance de films de télévision, pas terrible d'ailleurs, mais celui-là sortait du lot : un style pas évident mais beaucoup d'humour et d'ironie (Chronique de jeudi) Pas vu...



PRIX DU FILM ÉDUCATIF, SCIENTIFIQUE OU D'ENTREPRISE
BIBIGON "FACTUALLY FUN IDENTS X 9" de Steve SMITH (Grande-Bretagne)
Je suis censée l'avoir vu... Mais n'en ai aucun souvenir...

PRIX DU FILM PUBLICITAIRE OU PROMOTIONNEL
SONY BRAVIA "PLAY-DOH" de Frank BUDGEN, Darren WALSH (Grande-Bretagne)
On a tous vu à la TV cette pub avec les lapins gambadant. Elle est en tout cas très réussie et accrocheuse.

PRIX DU MEILLEUR VIDÉOCLIP
ANNUALS "DRY CLOTHES" de TRUNK ANIMATION (Grande-Bretagne)
Les trois premiers clips vus m'ont fait fuir la séance tellement c'était insupportable. J'ai donc loupé le gagnant, ce qui me rassure un peu : il est potentiellement bon, là où ses prédécesseurs ne valaient pas grand chose...



PRIX DU MEILLEUR FILM DE FIN D'ÉTUDES PRIX SPÉCIAL DU JURY
CAMERA OBSCURA de Matthieu BUCHALSKI, Jean-Michel DRECHSLER, Thierry ONILLON (France) MY HAPPY END de Milen VITANOV (Allemagne, Bulgarie)
Je n'ai vu qu'une séance de films de fin d'études et c'est la seule séance dont aucun film n'a reçu le moindre prix... Ca, c'est du flair...
MENTION SPÉCIALE PRIX DU JURY JUNIOR POUR UN FILM DE FIN D'ÉTUDES
LE VOYAGEUR de Johan POLLEFOORT (Belgique) MARGOT de Gerlando INFUSO (Belgique)
PRIX UNICEF PRIX CANAL+FAMILY POUR UN FILM DE FIN D'ÉTUDES
HUGH de Mathieu NAVARRO, Sylvain NOUVEAU, François POMMIEZ,
Aurore TURBÉ (France)
OKTAPODI de Julien BOCABEILLE, François-Xavier CHANIOUX, Olivier DELABARRE, Thierry MARCHAND, Quentin MARMIER, Emud MOKHBERI
(France)

Cette 32ème édition est donc désormais terminée. Elle aura été riche, très riche et j'en ressors très satisfaite.
J'ai beaucoup entendu parler de problèmes d'organisation mais j'ai eu la chance de n'en rencontrer pratiquement aucun. Certes, il y a souvent eu des soucis de projection dans certaines séances au Décavision mais ça n'a rien de bien grave par rapport à tout ce qui doit être gêré pour faire tourner le Festival sur toute une semaine.

Mais je reconnais également qu'être passée du statut amateur abonné à celui de Presse apporte un plus indéniable.
Depuis 2002, j'ai pris l'habitude de planifier mes séances à l'avance, histoire d'avoir toujours toutes mes contremarques avant même le début du Festival. Perdre du temps à faire la queue tous les jours pour grapiller une place par ci par là, je n'y tiens pas, je manque déjà trop de temps pour voir tout ce que je veux. Et passer en Presse m'aura permis de pouvoir aller à toutes les séances - même les avant-premières, les débats et les rencontres non ouverts aux abonnés (à moins de chercher des places au jour le jour, sans doute) - et même d'être privilégiée pour les séances des courts métrages de Bonlieu à 14h où aucune contremarque ne m'était nécessaire, me permettant ainsi de choisir plus librement. Un vrai luxe...

Car il faut reconnaître que le Festival aura perdu en flexibilité et spontanéité ces dernières années. Il y a désormais tellement de longs métrages en et hors compétition - plus d'une vingtaine - qu'ils prennent énormément de place dans le programme et empêchent forcément le passage d'autres séances. Ainsi, dans mes premières éditions du Festival, je pouvais facilement choisir mon programme au jour le jour car bon nombre de séances ne nécessitaient pas de contremarques. Il était facile de se dire "Ah tiens et si j'allais voir ça plutôt ?" et ainsi de laisser flotter sa curiosité vers des programmes moins attirants au premier abord. Je pense notamment aux programmes concernant le pays invité. Je ne peux quasiment plus les faire désormais car ils ont peu de passages, à des horaires impossibles. Il faut alors faire des choix, les courts métrages de 14h tombant forcément en même temps que d'autres programmes potentiellement intéressants...
Bref, il faut souvent se décider bien à l'avance pour être sûr de voir quelque chose, surtout quand on ne peut faire que les trois premières séances de la journée. Mais il est évident qu'avec la quantité énorme de programmes proposés aujourd'hui par le Festival ainsi que par le nombre toujours plus important de participants, il y a des choix à faire et des limites à mettre en place.

Et contrairement à l'année dernière, j'ai réussi cette fois-ci à bien panacher mon programme, sur les treize séances que j'aurais faites : longs métrages, courts métrages, films de commande et de télévision, films de fin d'études, avant-premières, rencontres, expo... J'ai pu goûter pratiquement à tout, un vrai plaisir. Les séances dans la Grande Salle sont sympa pour l'ambiance mais si on veut voir beaucoup de choses, il faut accepter d'aller aussi dans d'autres salles. Ca ne me dérange pas, je viens pour voir des films, l'ambiance de folie est un simple bonus, agréable mais non obligatoire.
De plus, malgré des journées qui devaient être bien longues, des renseignements à donner jamais évidents à des participants pas toujours faciles à contenter, je suis toujours tombée sur des bénévoles souriants et cools, un grand bravo à eux.

Que garderai-je de cette édition ? D'abord un décor de Bonlieu vraiment sympathique et coloré. Je regrette vraiment de n'avoir pas pu voir les films publicitaires et les courts métrages indiens (j'en avais vus quelques-uns dans les éditions précédentes, excellents) mais au moins, on était dans l'ambiance...
La bande-annonce était excellente, drôle, rythmée et m'aura permis de faire la connaissance de la famille Mandarine. D'ailleurs, la séance d'enregistrement des voix de mercredi matin pour le dernier épisode de la première saison de la série Mandarine & Cow restera dans ma mémoire pendant un bon moment. Moi qui passe mon temps à tenter de reconnaître les voix dès que je vois une série, j'ai été comblée. Ravie de voir et entendre Bernard Alane, depuis le temps que je connais sa voix...
Niveau longs métrages, la récolte aura été plutôt bonne, Piano no mori, Mia et le Migou et Appleseed sympathiques, Sita Sings the Blues original et coloré, Byosoku 5 centimeters très beau et émouvant.
Côté courts métrages, certains mauvais ont tenu toutes leurs promesses d'ennui sans faire trop d'ombre aux autres : La maison en petits cubes, The Hidden Life of the Burrowing Owl, La dama en el umbral, Skhizein et d'autres me resteront en tête un bon moment, remplissant un peu plus mon réservoir à souvenirs animés.
Et comment oublier Matt Groening et David Silverman, ainsi que les voix françaises d'Homer et Marge Simpson ?

Non vraiment, ce Festival 2008 aura été un très bon cru.
Sans compter un palmarès qui me parle vraiment et donne à mes yeux une image très fidèle de la qualité de cette édition, très variée et originale. Quand j'ai vu que Sita Sings the Blues et La maison en petits cubes, entre autre, avaient gagné, j'étais absolument ravie.
Par contre, je ne ferai plus de comptes-rendus quotidiens pour les prochaines éditions, beaucoup trop lourds à gérer. Voilà sept ans que je le fais, je ne peux plus, c'est épuisant. J'ai un an pour réfléchir à la nouvelle forme de passage en revue du Festival sur Mangaverse, même si ce ne sera jamais ça qui fera exploser les stats...

Rendez-vous donc en 2009, du 8 au 13 juin, avec l'Allemagne en pays invité.